Bourdais a vu son #38 Cadillac sortir de la lutte pour la victoire après une panne de direction assistée peu après 4h du matin, mettant fin à 24 ans de quête de gloire au Mans.

Un parcours ancré dans la Sarthe
Bourdais est né à la Clinique du Tertre-Rouge, à quelques mètres du virage éponyme. Il a grandi à Laigné-en-Belin, près du virage de Mulsanne. À l’adolescence, il a vu son père Patrick disputer les 24 Heures avant de les disputer lui-même.
Il a disputé sa première édition en 1999 à l’âge de 20 ans. Trois deuxièmes places sont venues en 2007, 2009 et 2011 avec Peugeot, la dernière avec seulement 14 secondes de retard sur l’Audi victorieuse.
Une victoire en GTE Pro en 2016 avec Ford a constitué une consolation partielle. Cadillac a offert une nouvelle opportunité en Hypercar en 2023 malgré ses 47 ans.
Le #38, partagé avec Jack Aitken et Earl Bamber, figurait parmi les quatre candidats à la victoire à mi-course aux côtés du #12, de la Toyota #8 et de la BMW #20.
La panne qui change tout
La direction assistée a lâché peu après 4h du matin. Bourdais a dû rentrer au stand en perdant du temps et sans pouvoir réparer rapidement.
« La direction assistée a lâché à la sortie des stands, donc j’étais déjà passé », a-t-il expliqué. « J’ai dû faire le tour retour aux stands en perdant du temps et en essayant de ne pas avoir d’accident parce que le volant est juste une tige. C’est assez épicé à tourner. Et dans cette course, si vous arrivez au garage et que vous ne sortez pas du garage dans une minute, c’est fini. »
Bourdais est resté visiblement ému huit heures après l’incident. La voiture a montré de la compétitivité du début à la fin, les coéquipiers ont exécuté le plan et l’équipe a donné toutes ses chances.
« Cette course a ses façons d’humilier tout le monde. Pour peut-être un morceau à deux dollars, tout s’est terminé de façon écrasante », a-t-il ajouté.
Des occasions qui ne reviennent pas
Bourdais a noté que certaines courses se détournent de certains pilotes. Il a rappelé n’avoir pas imaginé revenir se battre pour la victoire absolue cinq ans plus tôt. À 47 ans, il est le seul pilote à avoir disputé les 24 Heures dans les années 1990.
« Si quelqu’un veut me donner un volant l’année prochaine, je serai là. Ce sera Cadillac ? J’espère », a-t-il déclaré. La panne reste la seule note négative d’un week-end par ailleurs positif.
Bourdais a pris le temps de répondre aux questions en français après la conférence anglophone, signe que l’épreuve pesait encore.
Il se regroupera et combattra à nouveau si l’occasion se présente.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.