Earl Bamber a réalisé un 3m23.786s au volant du Cadillac #38 Jota, devançant BMW, Alpine, Toyota et Ferrari de plus de 1,7 s en FP1 des 24 Heures du Mans 2026.

La séquence des temps qui a figé le plateau
Jordan Taylor a amélioré la référence Aston Martin du Test Day dès les trente premières minutes avec un 3m25.348s sur la #101 Wayne Taylor Racing. Ce chrono a tenu plus de deux heures avant d’être battu, illustrant la supériorité immédiate du package Cadillac.
Earl Bamber a ensuite abaissé la marque à 3m24.773s puis à 3m23.786s sur la #38, créant un écart de 1,747 s avec le meilleur non-Cadillac. Cette progression en trois tours consécutifs révèle une fenêtre d’exploitation des pneus plus large que celle de ses rivaux.
BMW a été la seule écurie à rester sous les deux secondes avec le 3m25.533s de René Rast sur la #20, tandis que la #12 a terminé à 3m26.033s après un problème de pédale de frein. L’opposition entre la constance Cadillac et les incidents BMW souligne l’avantage mécanique du V8 américain.
Alpine a placé sa #35 cinquième grâce à Ferdinand Habsburg en 3m26.078s, 0,4 s devant la Toyota #8 qui n’a pas amélioré son temps du Test Day. Ce classement intermédiaire confirme que seule une minorité de teams a trouvé le bon compromis sur le 13,626 km du circuit.
Peugeot a accusé un retard de 3,2 s sur la tête, soit 0,9 s de plus qu’Alpine et 0,4 s de plus que Genesis, plaçant la marque française dernière du classement Hypercar. Cet écart chiffré traduit un déficit d’appui ou de puissance sur les longues lignes droites.
Incidents et données LMP2 qui confirment le rythme
Ye Yifei a perdu le contrôle de la Ferrari #83 à l’approche de Mulsanne et a heurté les protections, tandis que Frédéric Makowiecki a percuté le mur à Tertre Rouge avec la #36 Alpine. Ces deux sorties de piste en Hypercar ont interrompu la session sans altérer le classement final des Cadillac.
Doriane Pin a signé le meilleur temps LMP2 en 3m35.248s sur la #30 Duqueine, sept dixièmes devant la #14 TDS et près d’une seconde devant l’IDEC #28. Ces écarts dans la catégorie inférieure montrent que le rythme Hypercar Cadillac reste hors d’atteinte même pour les prototypes les plus performants.
Le classement GT3 a vu la Lexus #78 Akkodis ASP devancer de justesse les BMW Team WRT et la Mercedes #62 Iron Lynx, les quatre constructeurs restant dans 0,41 s. Cette compacité contraste avec l’écart de 1,7 s observé en Hypercar et valide la spécificité technique du prototype Cadillac.
Mécanismes causaux derrière la performance
Le passage de la référence 3m25.348s à 3m23.786s en moins de trois heures indique une courbe d’amélioration linéaire du grip pneumatique, absente chez Toyota et Aston Martin qui n’ont pas progressé. Cette constance provient probablement d’un équilibre aéro-mécanique favorisant la stabilité à haute vitesse sur la ligne des Hunaudières.
L’écart final de 1,7 s entre la #38 Cadillac et la BMW #20 correspond à un gain moyen de 0,12 s par kilomètre, directement attribuable à une traînée moindre ou à une meilleure efficacité énergétique du groupe motopropulseur hybride.
Les problèmes de freins sur la #12 Cadillac n’ont pas empêché la marque de monopoliser les trois premières places virtuelles, prouvant que la performance provient du châssis et non d’un seul exemplaire. Ce résultat collectif renforce la thèse d’un avantage structurel pour la saison 2026.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.