Règles Hypercar 2030 : une plateforme unique avec deux voies de développement

Les constructeurs pourront développer leur propre système hybride ou adopter les composants standards LMDh, mais uniquement en propulsion arrière dès 2030.

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Liberté de châssis et d’hybridation sur une base commune

Le règlement 2030 impose une plateforme technique unique à deux roues motrices tout en autorisant deux chemins distincts. Un constructeur peut concevoir intégralement son châssis ou s’appuyer sur l’un des quatre fournisseurs LMDh agréés.

Xavier Mestelan Pinon a précisé que cette dualité permet aux marques de promouvoir leurs propres technologies batterie ou hybridation, avec des spécifications techniques identiques dans les deux cas.

Un fabricant utilisant un châssis standard pourra néanmoins développer son propre groupe hybride, alors que l’inverse n’est pas autorisé : un châssis sur mesure ne pourra pas recevoir le système spéculaire Bosch-Fortescue Zero-Xtrac.

Les futures contraintes aérodynamiques porteront sur le soubassement avec un underbody et un diffuseur arrière communs, tandis que la carrosserie supérieure gagnera en liberté stylistique.

Le règlement s’appliquera cinq ans sans évolutions de performance autorisées, sauf déficit de vitesse démontré.

Passage obligatoire en propulsion arrière et hausse de puissance

Les voitures LMH actuelles à transmission intégrale seront interdites dès 2030. L’hybridation ne pourra récupérer et restituer l’énergie que sur l’essieu arrière, conformément au cahier des charges LMDh.

La puissance maximale de l’ensemble passera de 520 kW à 540 kW, le gain de 20 kW provenant exclusivement du moteur à combustion interne.

Le poids minimum augmentera de 10 kg, passant de 1030 kg à 1040 kg, pour absorber les nouvelles contraintes structurelles et de sécurité.

Ces modifications visent à contenir les coûts tout en offrant une stabilité réglementaire aux constructeurs engagés jusqu’en 2032.

Intégration de l’hydrogène liquide dès l’entrée en vigueur

Les voitures à hydrogène liquide seront éligibles en Hypercar à partir de 2030 avec un poids minimum de 1200 kg et une Equivalence of Technology pour égaliser les performances avec les modèles thermiques-hybrides.

L’hydrogène pourra alimenter soit un moteur à combustion interne, soit une pile à combustible entraînant des moteurs électriques.

Toyota a déjà testé publiquement son prototype TR LH2 sur le circuit du Mans en juin 2025, confirmant l’avancée concrète du constructeur nippon sur cette technologie.

Les organisateurs n’ont pas communiqué d’estimation du nombre de voitures hydrogène attendues sur la grille dès 2030.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.