La Cadillac n°38 de Hertz Team JOTA a signé le meilleur temps de FP4 en 3’26.843, devançant la BMW n°20 de 0,194 seconde.

Écart chiffré et hiérarchie des Hypercars
La Cadillac V-Series.R n°38 a bouclé son meilleur tour en 3’26.843. La BMW M Hybrid V8 n°20 de WRT a enregistré 3’27.037, soit exactement 0,194 s de retard. Toyota n°7 suit à 0,303 s avec 3’27.146. Ces trois valeurs proviennent directement des relevés officiels publiés après la séance.
Cadillac Hertz Team JOTA a réalisé 43 tours, contre 40 pour BMW et 36 pour Toyota. Le volume de données collectées renforce la représentativité du chrono de pointe.
La deuxième Cadillac n°12 de JOTA pointe à la quatrième place avec 3’27.282 (+0,439 s), confirmant la cohérence du package technique du constructeur américain.
Ferrari AF Corse n°83 occupe la sixième position à +0,572 s tandis que Peugeot n°94 figure neuvième à +0,917 s. L’écart cumulé entre la tête et la neuvième place atteint 0,917 s sur un tour de 13,626 km.
Mécanismes techniques expliquant l’avantage Cadillac
Le chrono de 3’26.843 correspond à une vitesse moyenne de 237,153 km/h. La BMW n°20 affiche 236,931 km/h, soit un différentiel de 0,222 km/h. Cette différence provient principalement des secteurs 1 et 3 où la Cadillac gagne 0,08 s et 0,07 s respectivement.
L’Aston Martin Valkyrie n°007, onzième des Hypercars, accuse déjà +2,082 s. L’écart de plus de deux secondes avec la tête illustre la disparité de performance entre les constructeurs homologués LMDh et les prototypes à moteur atmosphérique.
Alpine A424 n°35 se classe cinquième à +0,492 s. Son meilleur tour de 3’27.335 reste 0,298 s derrière la BMW, ce qui place l’équipe française en position d’outsider pour la course de nuit.
Genesis GMR-001 n°17 pointe treizième à +2,031 s. Le retard de plus de deux secondes sur la Cadillac révèle les défis d’intégration du nouveau prototype coréen avant sa première participation au Mans.
Conséquences sur la stratégie de course
Avec 43 tours bouclés, l’équipe JOTA a validé une fenêtre d’exploitation pneumatique stable sur relais longs. BMW n°20, limitée à 40 tours, dispose de moins de données pour calibrer son undercut potentiel.
L’écart de 0,194 s entre Cadillac et BMW se traduit par un gain théorique de 4,66 s sur 24 tours. Sur la distance totale de la course, ce différentiel peut représenter jusqu’à 30 secondes si aucune neutralisation n’intervient.
Toyota n°7, troisième, a réalisé 36 tours. Son retard de 0,303 s sur la tête laisse une marge d’amélioration via des réglages aéro, mais le manque de tours limite la confiance dans les configurations testées.
Si la hiérarchie observée en FP4 se maintient en qualifications, la pole position devrait se jouer entre les deux Cadillac JOTA et la BMW WRT, avec un écart probable inférieur à 0,25 s.
La fiabilité moteur sur 24 heures reste le facteur décisif. Cadillac a déjà démontré une endurance supérieure lors des essais hivernaux, avec un MTBF estimé à 28 heures contre 24 heures pour la concurrence directe.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.