Jack Aitken a été envoyé dans la voie rapide quatre minutes avant l’Hypèrpole 2, alors que le règlement imposait trois minutes.

Le mécanisme de la pénalité
Le règlement de la FIA imposait aux équipes d’attendre trois minutes avant le début de l’Hypèrpole 2 pour rejoindre la voie rapide des stands. La Cadillac #38 a quitté son stand quatre minutes avant le top départ, soit une minute d’avance sur l’autorisation officielle.
Les commissaires ont supprimé le meilleur temps d’Aitken après vérification du bulletin officiel qui cite explicitement le non-respect des instructions du directeur de course.
Le logiciel officiel de chronométrage utilisé par Jota et l’ensemble du paddock affichait pourtant trois minutes au moment de la sortie, créant une discordance directe entre l’outil et la consigne humaine.
Dieter Gass, team principal Jota, a confirmé que le logiciel était lié au système de la direction de course et que l’équipe n’avait pas d’autre moyen de vérifier l’horaire exact.
L’écart entre les deux interprétations n’a généré aucun gain de position en piste, car Aitken a dû rentrer au stand dès la fin de son tour de sortie pour changer de pneus.
L’impact chiffré sur la grille
Le temps d’Aitken était supérieur de cinq millièmes de seconde à celui de Dries Vanthoor sur la BMW #15 WRT, ce qui plaçait la Cadillac en pole avant la sanction.
Après suppression du tour, la BMW a hérité de la pole et la Cadillac est retombée à la dixième et dernière place de l’Hypèrpole 2.
Will Stevens, coéquipier d’Aitken, a conservé le troisième temps initial, seulement 0,5 seconde derrière la référence, et a été promu deuxième sur la grille finale.
Jota et Cadillac disposent donc toujours d’une voiture en première ligne pour les 24 Heures du Mans 2026, exactement comme l’an passé avec Alex Lynn.
Le logiciel de synchronisation reste utilisé par toutes les équipes du paddock et n’a pas été corrigé publiquement avant la course.
Les conséquences pour la course
La sanction n’a modifié ni les temps de secteur ni les trajectoires des concurrents, puisque le dépassement de délai n’a produit aucun avantage mesurable.
Gass a souligné que la situation était d’autant plus frustrante que l’équipe avait suivi à la lettre l’information fournie par l’outil officiel.
La direction de course n’a pas communiqué de mise à jour sur la fiabilité du système de chronométrage pour les sessions restantes du week-end.
Cadillac conserve donc une position de départ favorable malgré la perte de la pole, avec la BMW #15 désormais en tête de file.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.