Max Verstappen, quadruple champion du monde de Formule 1, se tourne de plus en plus vers la course GT3. Cette discipline lui offre un terrain de jeu égalitaire où le talent du pilote prime sur la supériorité technique des machines. Alors que les 24 Heures du Nürburgring approchent ce week-end (16-17 mai 2026), le Néerlandais s’apprête à faire ses débuts sur l’épreuve mythique avec sa propre équipe.[1][2]
Stephane Ratel, architecte de la catégorie GT3, explique que cette attractivité repose sur le « Balance of Performance » (BoP), un système qui égalise les voitures. Contrairement à la F1, marquée par des dominations prolongées, la GT3 met l’accent sur les pilotes. Verstappen, lassé des réglementations 2026 en F1 et des performances décevantes de Red Bull cette saison, y trouve un exutoire compétitif.[1]

Pourquoi la GT3 séduit les pilotes d’élite
La Formule 1 est avant tout un championnat du monde des pilotes, mais Ratel tempère : « On sait tous l’importance de la voiture et des ingénieurs. Vous pouvez être le meilleur pilote du monde, mais si vous n’êtes pas dans la voiture de l’année, vous allez galérer. » Il cite Ayrton Senna, qui a souffert face aux suspensions actives de Williams chez McLaren.
En GT3, le BoP a atteint une précision remarquable au fil des ans. Les voitures sont équilibrées, minimisant les variables externes. « C’est une catégorie où les pilotes font vraiment la différence », insiste Ratel. Les compétiteurs dans l’âme, comme Verstappen ou Valentino Rossi, apprécient cette arène pure.
Cette paradoxe fascine : la GT3, perçue comme un championnat des constructeurs, est devenue un bastion des pilotes talentueux. Verstappen, invaincu en F1 de 2021 à 2024, cherche désormais ce niveau de jeu où son pilotage peut briller sans dépendre d’une machine parfaite.
Ratel ajoute : « Les pilotes comme Max, qui ont la compétition dans leur ADN, apprécient une catégorie où ils sont sûrs de pouvoir faire la différence. » Cela explique l’afflux de stars dans la discipline.
Pour Verstappen, cette équité contraste avec les périodes de dominance en F1. Même si Red Bull patine en 2026, sa décision de rester en Grand Prix ne dépend pas seulement de la compétitivité.
Le parcours de Verstappen en GT3 en 2026
Après un test sur le Nordschleife en 2025, Verstappen a intensifié son programme. Il a débuté en GT4 avec une Porsche Cayman pour obtenir sa licence Grade A, puis a gagné sa première course GT3 en Ferrari 296 avec Emil Frey.
En 2026, Winward aligne une Mercedes-AMG GT3 sous bannière Verstappen Racing dans plusieurs manches NLS. Il a remporté des victoires impressionnantes, comme à la NLS2, malgré une disqualification controversée.[3]
Hors week-ends F1, il teste régulièrement en GT3 et a même essayé une Nissan Z GT500 à Fuji pour Red Bull. Les qualifs des 24 Heures (NLS4 et NLS5) ont vu des charges spectaculaires, avec un contact en course 2 malgré une remontée fulgurante.[4]
Verstappen a aussi brillé en NLS5 récemment. Son équipe prépare méticuleusement le grand rendez-vous. Comme détaillé dans notre article sur sa participation à la NLS2, son engagement grandit.
Cette saison marque un boom pour Verstappen en endurance. Il cumule expérience et résultats, visant la victoire absolue ce week-end.
L’équipe et les rivaux aux 24 Heures du Nürburgring
L’équipe #3 Mercedes-AMG Team Verstappen Racing (Winward) compte sur Max Verstappen, Daniel Juncadella, Jules Gounon et Lucas Auer. Cette lineup allie vitesse brute et expertise du Nordschleife. Max Verstappen confirmé aux 24 Heures du Nürburgring 2026 avec Mercedes détaille cette formation usine.
Les rivaux sont redoutables dans les plus de 40 GT3 engagées. Voici les principaux prétendants en SP9 Pro :
- Rowe BMW #1 (Farfus/Marciello/Pepper/K. van der Linde) : Champions en titre, notés 5/5.[2]
- Rowe BMW #99 (Harper/Hesse/S. van der Linde/D. Vanthoor) : Équipage usine expérimenté.
- Manthey Porsche #911 (Estre/Preining/Guven) : Légende du Nordschleife.
- Winward Mercedes #80 (Engel/Schiller/Stolz/Martin) : Même équipe, polyvalente.
- Scherer-Phx Audi #16 (Haase/Sims/B. Green) : Vainqueurs récents des qualifs.
Michelin donne un avantage en conditions froides ou humides, prévues ce week-end. Les équipes comme Falken Porsche #44 ou Schubert BMW #77 complètent le cercle des favoris.
Verstappen, avec son rythme inégalé, peut viser le podium. Mais l’endurance prime : fiabilité et relais équilibrés seront clés.
L’impact de Verstappen sur la GT3
Fondée il y a 20 ans, la GT3 voit son profil exploser grâce à Verstappen. Ratel salue : « Max est génial. Il apporte une contribution positive à la classe. » Alex Zanardi et Valentino Rossi ont pavé la voie.
L’arrivée de Verstappen a vendu l’épreuve pour la première fois de son histoire. Le « Verstappen Party » est complet, brisant les records d’affluence.[5]
Ses posts et apparitions boostent la visibilité. En postant sur ses courses NLS, il attire un public massif vers le Nordschleife.
Cette hype coïncide avec ses doutes en F1. La GT3 devient la plateforme par défaut pour la course GT, et Verstappen accélère ce mouvement.
Ratel conclut : « C’est une étape de plus dans la reconnaissance publique de la GT3. » Son engagement élève la discipline entière.
Les 24 Heures du Nürburgring 2026 marqueront un tournant. Verstappen pourrait y briller et influencer son avenir. Pour plus sur les règlements GT3 et F1, consultez Autosport. Que réserve ce week-end ? Une victoire absolue conforterait son amour pour la GT3, au-delà des Grands Prix.[2]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.