Rallye Portugal 2026 : Solberg en tête après un exploit pluvieux

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Oliver Solberg a créé la sensation au Rallye du Portugal 2026 en s’emparant de la tête du classement général à l’issue de la boucle matinale du samedi 9 mai. Parti en quatrième position avec un écart de 18,6 secondes sur le leader Sébastien Ogier, le pilote Toyota a signé un temps canon dans l’ES14 sous une pluie torrentielle. Ce scratch magistral de 7,2 secondes d’avance sur son coéquipier Elfyn Evans a permis au Suédois de devancer Ogier, qui a perdu 19,1 secondes dans ces conditions infernales.

Cette performance relègue Ogier à 0,5 seconde, tandis que Thierry Neuville complète le podium à 2,6 secondes. La météo capricieuse a totalement chamboulé la hiérarchie, transformant les pistes en patinoire glissante.

La boucle matinale : une météo imprévisible

Les équipages anticipaient de la pluie pour cette journée marathon de 145 km, mais elle n’est arrivée qu’en fin de matinée. Les premières spéciales se sont déroulées sur sol sec, avec des setups optimisés pour le gravel mais vite mis à mal par les ornières.

Dans l’ES11, Felgueiras 1 (8,81 km), Sami Pajari a brillé en remportant la spéciale et en se rapprochant du leadership à seulement 10,7 secondes. Ogier, sous pression de Neuville qui avait repris deux secondes dans l’ES10, a répondu dans l’ES12, Cabeceiras de Basto 1 (19,91 km), avec un temps à 0,5 seconde du scratch d’Adrien Fourmaux.

L’ES13, Amarante 1 (26,24 km), a vu une première averse légère. Solberg y a signé le meilleur temps, à 0,5 seconde d’Ogier, creusant l’écart sur Neuville à 8,1 secondes au général.

La pluie s’est intensifiée pour l’ES14, Paredes 1 (16,09 km), où Solberg a produit son coup d’éclat. Les pneus tendres ont lutté pour l’adhérence sur ce mixte asphalte-terre.

L’ES14 décisive : Solberg maître de la pluie

Solberg a bouclé les 16,09 km en 11’53”2, un chrono impensable selon ses rivaux. Evans a suivi à 7,2 secondes, Armstrong troisième à 8,5 secondes. Neuville a limité les dégâts à +13,1 secondes, mais Ogier a dégringolé à +19,1 secondes.

« C’était horrible, j’aimerais avoir plus de grip ! J’aime bien la pluie », a réagi Solberg au micro.[1]

Les conditions variaient d’un secteur à l’autre : sec, humide, puis glissant comme de la glace. Fourmaux, content de son pilotage, notait : « Il y a parfois beaucoup de grip, et parfois pas du tout. »

Cette spéciale a resserré le top 4 à seulement 8,1 secondes d’écart, promettant un après-midi explosif.

Ogier, stupéfait, a confié : « Incroyable. J’avais l’impression d’être au maximum. Honnêtement, je ne sais pas comment c’est possible. »[2]

Classement provisoire après la matinée

Le général après ES14 reflète le chaos météo :

    1. Oliver Solberg (Toyota)
    1. Sébastien Ogier (Toyota) +0,5 s
    1. Thierry Neuville (Hyundai) +2,6 s
    1. Sami Pajari (Toyota) +8,1 s
    1. Elfyn Evans (Toyota) +17,8 s
    1. Adrien Fourmaux (Hyundai) +29,5 s
    1. Takamoto Katsuta (Toyota) +58,0 s
    1. Dani Sordo (Hyundai) +2’05”7
    1. Josh McErlean (Ford) +3’00”2
    1. Jon Armstrong (Ford) +5’29”2

Evans tient tête à Fourmaux dans la bagarre pour la 5e place, avec 11,7 secondes d’avance. Katsuta progresse grâce aux conseils d’Ott Tänak, tandis que Sordo souffre de manque de confiance sur pneus tendres.

Pour un suivi détaillé de l’ES14, consultez ce résumé complet.

Réactions et analyses des pilotes

Pajari reste ambitieux : « On va continuer à attaquer, il ne faut pas baisser les bras. » Neuville, serein : « Je n’ai pas peur de la pluie, mais je roule au maximum avec le grip que j’ai. »

Fourmaux anticipe l’après-midi : « Ça devrait être plus clair. » Armstrong, proche d’un premier scratch, a impressionné en troisième position.

Cette matinée illustre les aléas du WRC : setups inadaptés au début, puis maîtrise des éléments. Solberg, adroit dans le mouillé, rappelle ses talents vus en juniors. L’article Motorsport en détaille les temps.

Perspectives pour la suite de la journée

Les équipages répéteront les quatre spéciales l’après-midi, avant le super-spécial de Lousada. Avec 145 km au programme, la fatigue et l’usure des pneus pèseront.

Solberg devra défendre sa maigre avance face à Ogier, revanchard. Neuville et Pajari guettent la moindre erreur. Les conditions pourraient s’améliorer, favorisant les setups gravel.

Cette prise de tête relance le rallye, avec implications pour le championnat où Evans mène.

Solberg prouve sa maturité en Rally1, capable de coups d’éclat décisifs. Reste à confirmer cet après-midi pour viser un premier podium majeur au Portugal. Ce duel Toyota-Hyundai promet du spectacle jusqu’au bout, dans un WRC 2026 ultra-compétitif.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.