Sébastien Ogier, champion du monde en titre, termine la première journée du Rallye Portugal 2026 en leader. À l’issue d’un vendredi mouvementé, le pilote Toyota GR Yaris Rally1 devance Thierry Neuville de 3,6 secondes. Cette position a été acquise grâce à une remontée spectaculaire l’après-midi, après une matinée compliquée.[1][2]
L’incident majeur est survenu avec Adrien Fourmaux, qui a perdu la tête du rallye suite à une sortie de route dans l’ES8 (Gois 1). Le pilote Hyundai a subi deux crevaisons et a rétrogradé en sixième position.

La matinée difficile pour Ogier et les surprises matinales
Ogier a peiné à extraire le rythme désiré de sa Toyota au début de la journée. Des réglages effectués lors du service midi ont toutefois permis une résurrection l’après-midi.
Sami Pajari a brillé en matinée, remportant deux des trois premières spéciales et grimpant en deuxième place provisoire. Oliver Solberg, leader au départ de vendredi, a maintenu un bon rythme initialement.
Elfyn Evans, leader du championnat, a ouvert la route et perdu du temps dans la poussière, notamment retardé par un camion-remorqueur dans l’ES7 (Arganil 2). Cette spéciale a été arrêtée au drapeau rouge pour raisons de sécurité après le passage des Rally1.[1]
Takamoto Katsuta a souffert de l’effet de balayage en partant deuxième sur la route. Dani Sordo, chez Hyundai, a choisi de mauvais pneus pour la matinée, perdant du temps.
Les pilotes M-Sport Ford ont connu des galères : Jon Armstrong sans direction assistée, Josh McErlean pénalisé de 50 secondes pour retard au service midi, et Martins Sesks avec une double crevaison en fin de journée.
L’après-midi de folie et la prise de pouvoir d’Ogier
Ogier a gagné l’ES7 (Arganil 2) de 2,7 secondes sur Neuville, passant deuxième. Puis, dans l’ES8 (Gois 1), la sortie de Fourmaux lui a offert la tête avec 4,2 secondes d’avance sur Neuville.
Neuville, gêné par du survirage et sousvirage toute la journée, a remporté l’ES6 plus tôt. Il a repris 1,3 seconde dans l’ES9 pour limiter les dégâts à 3,6 secondes.
Pajari a perdu du terrain l’après-midi après sa matinée étincelante. Solberg a touché le même endroit que Fourmaux dans l’ES8, perdant 8,7 secondes sans crevaison.
Evans a récupéré 4,4 secondes pour l’ES7 grâce au camion-remorqueur, finissant cinquième malgré son rôle de premier sur la route.
Les incidents qui ont marqué la journée
La sortie de Fourmaux dans Gois 1 est le tournant : son i20 N a dérapé sur du bedrock rugueux, causant deux crevaisons (avant et arrière droite) et une perte de 29,3 secondes. Il avait dominé depuis l’ES4.
L’ES7 a vu un camion-remorqueur entrer en fin de passage, affectant Evans dans la poussière. La spéciale a été neutralisée.
Sordo a eu un moment délicat dans l’ES8 mais a évité le pire. Armstrong a lutté sans direction assistée pour boucler les spéciales.
Sesks, après un bon après-midi, a crevé deux pneus avant dans la dernière ES, au même endroit qu’une crevaison l’an dernier.
- Principaux incidents :
- Fourmaux : sortie + double crevaison (ES8)
- Solberg : petite sortie sans dégât majeur (ES8)
- Evans : retardé par camion-remorqueur (ES7)
- McErlean : pénalité 50s pour retard service
- Sesks : double crevaison (ES9)
Classement à l’issue du vendredi
Ogier mène avec une avance mince sur Neuville. Pajari complète le podium, suivi de Solberg.
Voici les dix premiers au général :
- Sébastien Ogier (Toyota)
- Thierry Neuville (Hyundai) +3,6 s
- Sami Pajari (Toyota) +15,2 s
- Oliver Solberg (Toyota)
- Elfyn Evans (Toyota)
- Adrien Fourmaux (Hyundai)
- Takamoto Katsuta (Toyota)
- Dani Sordo (Hyundai)
- Josh McErlean (Ford)
- … (autres à confirmer)[3]
Pour plus de détails sur les chronos, consultez les résultats officiels WRC.[4]
Perspectives pour samedi sous la pluie
La pluie est attendue samedi, ajoutant du piment à la seconde journée. Ogier devra défendre son avance face à un Neuville revanchard.
Toyota domine avec trois pilotes dans le top 4, mais Hyundai reste menaçant malgré les ennuis de Fourmaux. Evans consolide son leadership au championnat.
Ce vendredi portugais rappelle les classiques du WRC : poussière, roches et drames imprévus. Pour en savoir plus sur la journée, lisez cet article d’Autosport.[1]
L’enjeu pour le championnat est clair : chaque seconde compte dans cette saison intense. Ogier vise un huitième succès au Portugal, mais rien n’est joué.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.