La Formule 1 fait face à une situation incertaine au Moyen-Orient en raison de la guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran. Les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite prévus en avril ont été annulés, jetant un voile sur le reste du calendrier 2026. Parallèlement, Liberty Media, propriétaire de la F1, a annoncé une hausse spectaculaire de ses revenus au premier trimestre.[1][2]
Malgré ces perturbations, les dirigeants de la F1 travaillent sans relâche pour élaborer des solutions alternatives. Le PDG Stefano Domenicali et le CEO de Liberty Media, Derek Chang, ont évoqué des scénarios possibles lors d’une conférence avec des analystes financiers. Cette double actualité illustre la résilience économique de la discipline face aux défis géopolitiques.

Contexte des annulations au Moyen-Orient
Les Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite ont été rayés du calendrier en avril 2026 en raison de l’escalade du conflit avec l’Iran. Ces courses d’ouverture traditionnelles étaient cruciales pour lancer la saison sous les nouveaux règlements techniques.[3]
Comme nous l’avions détaillé dans notre article Les Grands Prix F1 de Bahreïn et d’Arabie saoudite 2026 annulés en raison du conflit au Moyen-Orient, la proximité des circuits avec des zones de tension a rendu l’organisation impossible.
La situation reste fluide, avec des risques pour les épreuves de Qatar et Abu Dhabi en fin de saison. Les promoteurs et les équipes sont en pourparlers constants pour évaluer les impacts logistiques.
La F1 doit naviguer entre obligations contractuelles et sécurité des pilotes et spectateurs. Historiquement, des conflits ont déjà forcé des ajustements, comme l’annulation de courses en 2020 pour la pandémie.
Enfin, ces annulations soulignent la dépendance de la F1 aux revenus des circuits du Golfe, qui représentent une part significative des budgets.
Les plans de contingence à l’étude
Liberty Media prépare plusieurs scénarios optimistes. Dans le meilleur des cas, Bahreïn ou Djeddah pourrait être replacé entre Bakou et Singapour en septembre, évitant de gros chambardements.[1]
Derek Chang a déclaré : « Nous serons prudents dans notre approche, et nous évaluerons continuellement le calendrier cette année. Il pourrait être possible de reprogrammer une course vers la fin de la saison. »[2]
Stefano Domenicali ajoute : « Nous avons des plans, espérons ne pas avoir à les appliquer car nous souhaitons que la situation revienne à la normale pour le monde, pas seulement pour les courses. »
Les options incluent un décalage d’Abu Dhabi, garanti contractuellement le 6 décembre, pour insérer une course entre Qatar et Yas Marina. Cela créerait toutefois un quadruple-header avec Las Vegas, éprouvant pour les équipes.
Voici les principaux scénarios envisagés :
- Scénario optimiste : Reprise de Bahreïn ou Djeddah en septembre.
- Scénario intermédiaire : Décalage d’Abu Dhabi d’une semaine.
- Scénario pessimiste : Annulation de Qatar et Abu Dhabi si le conflit s’éternise.
Les discussions impliquent équipes, promoteurs et FIA pour minimiser les réactions en chaîne.
Hausse record des revenus au T1 2026
Malgré les annulations, les revenus de la F1 au premier trimestre 2026 ont bondi de 53 % à 617 millions de dollars, contre 403 millions en 2025. L operating income atteint 107 millions, avec un OIBDA de 172 millions.[2]
Cette performance s’explique par trois Grands Prix disputés (dont le Japon), contre deux l’an passé. De nouveaux sponsors comme Standard Chartered et une demande accrue pour le Paddock Club ont boosté les chiffres.
Derek Chang souligne : « Liberty Media démarre 2026 en force, avec une dynamique soutenue en F1 et la mise en œuvre de notre stratégie long terme pour MotoGP. »[1]
Le T2 sera impacté avec seulement cinq courses contre neuf en 2025, sans Bahreïn et Saoudite. Pourtant, la F1 reste confiante grâce à une audience globale en hausse.
Pour approfondir les raisons financières des annulations, consultez cet article sur Motorsport.com.
Ces résultats démontrent la solidité du modèle économique, même en période de crise.
Déclarations des dirigeants et coordination
Domenicali insiste sur la coordination : « Nous alignons avec les équipes et promoteurs, car cela a un effet domino important. Nous informerons tout le monde en temps voulu. »
Chang laisse la porte ouverte : « Stefano et son équipe travaillent overtime pour explorer toutes les alternatives. »
Ces propos interviennent lors de la présentation des résultats financiers de Liberty Media. Ils rassurent investisseurs et fans sur la proactivité de la F1.
Historiquement, la F1 a su s’adapter, comme avec les courses triples en 2021. Ici, la nouveauté réside dans les enjeux géopolitiques régionaux.
La FIA surveille aussi les tests Pirelli à Bahreïn, annulés pour sécurité.[4]
Enfin, comme analysé dans Pourquoi les GP de Bahreïn et d’Arabie saoudite 2026 sont peu susceptibles d’être remplacés, le temps presse pour toute reprise.
Perspectives pour le calendrier 2026
Le calendrier 2026, avec ses 24 courses, reste en flux. Un retour de Bahreïn en octobre est discuté, mais pas prioritaire.[5]
En français, Stefano Domenicali confirme des plans alternatifs, selon Nextgen-Auto.
Les équipes préparent leurs logistique en attendant des annonces. Une saison à 22 courses semble probable si rien ne change.
Pour les pilotes, cela signifie potentiellement moins de voyages, mais un calendrier plus condensé ailleurs.
La F1 espère une résolution rapide pour préserver son attractivité mondiale.
La discipline démontre sa résilience : malgré les incertitudes au Moyen-Orient, les records financiers au T1 valident le modèle économique. Les plans de contingence en préparation devraient permettre d’adapter le calendrier sans trop perturber la saison. L’avenir dira si Bahreïn ou Djeddah reviendront, mais la F1 avance prudemment, priorisant la sécurité tout en visant une reprise normale. Les fans attendent des nouvelles concrètes pour boucler 2026 en beauté à Abu Dhabi.[6]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.