Hamilton a été convoqué par les stewards FIA pour avoir gêné Piastri en Q3 du Grand Prix de Hongrie après une communication confuse sur les drapeaux jaunes.

Une communication radio défaillante
Hamilton a terminé son tour chronométré en premier en Q3 et a reçu l’information « Piastri pushing » dès le passage de la ligne d’arrivée. Son ingénieur Carlo Santi a ensuite signalé un drapeau jaune provoqué par le tête-à-queue de Verstappen au virage 14, reléguant la mention de Piastri au second plan. Piastri, cinquième après son premier run, n’a pu améliorer son temps après avoir été ralenti par Hamilton à l’entrée du virage 1.
Ferrari a maintenu Hamilton sur la trajectoire alors que McLaren attendait une amélioration de Piastri. L’écart entre les deux pilotes s’est figé à zéro amélioration pour le McLaren, confirmant l’impact direct du ralentissement.
Hamilton a déclaré qu’il ignorait la présence de Piastri derrière lui, pensant tous les rivaux déjà passés. Santi a reconnu avoir été « pris par le drapeau jaune », créant une fenêtre de trois secondes sans instruction claire.
L’impact mesuré sur les temps
Piastri a qualifié en cinquième position après avoir perdu toute opportunité d’améliorer son chrono sur sa deuxième tentative. Norris a décroché la pole avec 0,012 seconde d’avance sur Hamilton, illustrant la marge infime qui sépare les deux premiers.
Le baquet de Hamilton s’est retrouvé potentiellement exposé à une pénalité de trois places, ce qui le ferait passer de la deuxième à la cinquième position sur la grille. Piastri a qualifié l’incident de « assez mauvais » et a noté que la perte de FP1 avait compliqué son weekend.
Hamilton a insisté sur le fait que rien n’était intentionnel et que la décision de sortir en premier n’était pas la bonne. L’écart de 0,012 seconde entre Norris et Hamilton montre que toute pénalité modifierait directement l’ordre des trois premiers.
Conséquences immédiates sur la grille
Les stewards doivent décider d’une éventuelle pénalité avant la course du 26 juillet 2026. Une sanction de trois places placerait Hamilton derrière Leclerc et Piastri, modifiant la stratégie de départ de Ferrari.
L’incident met en lumière le rôle critique de la communication radio quand un drapeau jaune survient simultanément à une tentative de tour lancé. Ferrari a choisi de ne pas anticiper le retour de Piastri, contrairement à la procédure habituelle qui consiste à libérer la trajectoire dès l’annonce d’un concurrent en approche.
Piastri a suivi Hamilton depuis la ligne de départ jusqu’au virage 1, s’attendant à un dégagement qui n’est jamais venu. Cette séquence a figé le classement Q3 et privé McLaren d’une potentielle troisième position sur la grille.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.