Hamilton a manqué la pole de 0,012 s avant d’être pénalisé de trois places pour avoir gêné Piastri.

Inconstance châssis et choix pneumatiques
Ferrari a aligné Hamilton et Leclerc sur tendres en qualifications et en course alors que tous les autres leaders ont choisi les mediums. La température ambiante de 31 °C et la piste à 51 °C ont pourtant montré que les tendres tenaient bien, comme l’a prouvé Verstappen sur un train usé à partir du tour 41.
Le SF-26 consomme habituellement plus ses gommes que ses rivaux, ce qui rendait le pari du tendre risqué. Ni Hamilton ni Leclerc ne disposaient d’un train de mediums neufs pour la course, tous deux ayant déjà été utilisés en qualifications.
Leclerc a reconnu après l’arrivée que « la performance n’a jamais été au niveau de Lewis » en qualifications. Hamilton, parti cinquième, a conservé une position initiale compromise par un mauvais départ qui l’a empêché de passer Verstappen.
McLaren a réagi à l’arrêt de Hamilton au tour 13 en faisant rentrer Piastri par anticipation, preuve que l’équipe orange redoutait l’undercut de la Ferrari.
Erreurs d’exécution cumulées
Hamilton a réussi à passer Verstappen grâce à l’undercut mais est ressorti derrière Lawson. Il a ensuite été appelé à s’arrêter sous la voiture de sécurité virtuelle tardive, perdant la position au profit de Verstappen et d’Antonelli.
Au stand, Hamilton a bloqué les roues, manqué ses repères et relâché le limiteur de vitesse trop tôt, entraînant une pénalité de cinq secondes qui l’a fait reculer de la quatrième à la cinquième place derrière Leclerc.
Vasseur a qualifié la journée d’exemple classique d’erreurs qui se cumulent. Leclerc a ajouté que la première série de durs n’était « pas mauvaise » mais que la dernière série de tendres restait « assez bonne », tout en soulignant les trop nombreux hauts et bas.
Conséquences sur le championnat
Le résultat final place Hamilton cinquième et Leclerc quatrième, alors que la SF-26 était considérée comme la plus agile du plateau pour un circuit comme le Hungaroring. Stella a reconnu que McLaren n’avait pas encore l’égalité de châssis de Ferrari, rendant la déception encore plus nette.
Leclerc a résumé la tendance : deux des trois dernières courses où Ferrari attendait des difficultés se sont soldées par une première et une deuxième place, tandis que la course où tout semblait favorable n’a donné que la quatrième et la cinquième.
L’absence de prévisibilité du comportement de la SF-26 oblige Ferrari à rester réactive quand McLaren et Mercedes peuvent anticiper. Hamilton a lui-même déclaré ne pas comprendre l’arrêt final qui lui a fait perdre la position.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.