Norris a franchi la ligne d’arrivée avec 15 secondes d’avance sur Verstappen après avoir tiré profit de pneus six tours plus frais que ceux de Piastri.

L’écart initial et la priorité au stand
Norris a décroché la pole position avec 0,012 s d’avance sur Hamilton. Il a perdu la tête dès le tour 1 en glissant sur la ligne extérieure sale au virage Hamilton. McLaren a conservé les deux monoplaces dans un écart de deux secondes pendant les 33 premiers tours sans possibilité de dépassement.
Norris a réclamé un nouvel arrêt pour disposer d’air libre sur pneus frais. Les règles papaya ont accordé la priorité à Piastri en tête, qui est entré le premier. Piastri s’est retrouvé bloqué derrière des retardataires dont Sainz, impliqué dans un accrochage.
Norris a ensuite bénéficié de son propre arrêt avec des gommes six tours plus récentes. Il a creusé un écart de 13 secondes sur son coéquipier en seulement 15 tours. Cette différence de dégradation a validé le choix tactique de l’undercut.
La gestion des pneus et l’abandon de Piastri
Norris a déclaré après la course que sa monoplace restait rapide malgré un comportement parfois difficile, et que sa constance en rythme lui avait permis de rester proche de Piastri pendant toute la première partie. Il estimait pouvoir encore gagner, soit en forçant Piastri à s’arrêter tôt, soit en allant long et en revenant avec des pneus frais.
Verstappen se trouvait alors à trois ou quatre secondes derrière les McLaren, constituant toujours une menace potentielle. L’absence de danger devant a permis à Norris de maximiser son rythme sans risque.
Piastri a ensuite été victime d’une défaillance suspectée de boîte de vitesses et a abandonné. Norris a poursuivi seul pour s’imposer avec 15 secondes sur Verstappen. Cette issue a mis fin à une série de 12 Grands Prix sans victoire pour le Britannique depuis le GP du Brésil 2025.
Les limites des règles d’équipe et le rythme McLaren
Norris a expliqué vouloir gagner la course et estimait posséder un rythme nettement supérieur, offrant une meilleure chance de victoire pour l’équipe. Il a reconnu que les règles internes empêchent de nuire mutuellement aux résultats par une agressivité excessive.
McLaren a maintenu la priorité au leader initial tout en évitant un arrêt trop précoce qui aurait pu compromettre les deux monoplaces. Norris a terminé cinquième du championnat, à 91 points du leader Kimi Antonelli.
Le rythme affiché sur l’ensemble de la course a démontré que les deux McLaren évoluaient sur un autre niveau, mais la fraîcheur des pneus de Norris a fait la différence décisive après le premier relais.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.