Le calendrier 2026-27 de la Formule E comprendra 21 courses avec la Gen4 de 600 kW sur des circuits comme Brands Hatch, le Circuit of The Americas et Zandvoort.

Un calendrier élargi pour exploiter la Gen4
La Formule E passe de la Gen3 Evo à 350 kW à la Gen4 avec 450 kW en mode course et jusqu’à 600 kW en attack mode, soit un bond générationnel de performance. Ce saut impose des circuits plus rapides et variés que les seuls tracés urbains chicanés des premières saisons.
Le passage à 21 courses inclut le remplacement du London ExCeL par Brands Hatch, l’ajout de COTA et de Zandvoort, tout en conservant Tokyo et Berlin Tempelhof. Ces venues permanentes ou abrégées de GP permettent à la voiture plus large et puissante de s’exprimer sans les contraintes des batteries d’antan.
Le CEO Jeff Dodds a déclaré que la série a dépassé 400 millions de fans mondiaux et que les voitures atteignent des vitesses proches de la F1, rendant nécessaire l’adaptation des circuits. COTA a été choisi trois ans plus tôt précisément pour accueillir la Gen4.
La série ajoute une deuxième course aux États-Unis alors que la F1 y en organise trois, ciblant les mêmes marchés et constructeurs chinois. L’énergie de régénération de 40 % par course reste un pilier technique qui justifie encore des chicanes sur certains GP.
Le format E-Prix Unleashed pour montrer la puissance
À partir de 2026-27, les weekends en double manche comporteront une E-Prix classique axée sur la stratégie et une E-Prix Unleashed 10 minutes plus courte où les pilotes pousseront à 450 kW sans régénération imposée.
Ce format oppose une course de gestion batterie à une course « full send » qui révèle le potentiel de la Gen4 en haute vitesse et appui. Les fans verront ainsi deux expériences distinctes : le jeu d’échecs traditionnel et la démonstration de performance.
Dodds a expliqué que cette approche préserve l’élément stratégique tout en offrant un spectacle immédiat, reproduisant aussi la régénération réelle des voitures électriques grand public.
Une différenciation assumée face à la F1
Alors que la F1 envisage un retour aux V8, la Formule E mise sur son identité 100 % électrique. Dodds juge ce choix contre-intuitif face aux 45 millions de véhicules électriques attendus en 2030, soit le double du volume actuel.
La série maintient sa croissance : revenus, audience TV et base de fans augmentent déjà. L’objectif reste d’attirer avec une voiture capable de rivaliser en vitesse avec la F1 tout en conservant son ADN technique.
Le calendrier 2026-27 et la Gen4 constituent les ingrédients pour franchir l’étape suivante sans renier la régénération et la stratégie qui distinguent la catégorie.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.