La FIA a rétabli le Boost Mode pour 2026 en conditions humides, limité à compenser les réductions de puissance sans en augmenter la sortie nette.

Rétablissement conditionnel du Boost Mode
Le WMSC a ratifié en juin 2026 la réintroduction partielle du Boost Mode uniquement lorsque la piste est mouillée et la visibilité réduite. Cette mesure annule l’interdiction totale imposée plus tôt dans l’année après les retours des pilotes sur le risque de couple soudain.
Le mode est désormais restreint à la compensation des baisses de puissance sur les lignes droites sans accroître la sortie globale. L’option overtake reste désactivée dans ces conditions.
Le rapport WMSC précise que cette restriction vise à réduire les vitesses de rapprochement en faible adhérence. Le changement s’applique pour le reste de la saison 2026.
Le Heat Hazard peut désormais être déclaré séparément pour le sprint et la course principale, 24 heures avant le début de la compétition. Cette flexibilité permet d’appliquer les vestes de refroidissement ou le ballast supplémentaire à une seule session si nécessaire.
Évolutions techniques pour 2027 et 2028
Le conseil a validé le passage à une répartition 58-42 entre puissance thermique et énergie électrique dès 2027, avant 60-40 en 2028. Ces ajustements répondent aux plaintes des pilotes sur la conduite des monoplaces 2026.
Pour éviter des modifications majeures de châssis, la FIA limite les tours de reconnaissance sur certains circuits comme Monza et réduit la distance de course d’un ou deux tours si requis.
Les essais de pré-saison 2027 passent de trois à quatre jours en raison de la complexité accrue des voitures actuelles. Le président FIA Mohammed Ben Sulayem a souligné la nécessité d’un dialogue continu avec les parties prenantes pour équilibrer innovation et sécurité.
Conséquences sur la sécurité et les performances
En conditions humides, le Boost Mode ne génère plus d’augmentation de couple mais maintient simplement le niveau de puissance. Cette limitation directe oppose la situation antérieure où tout usage était proscrit.
Les équipes doivent désormais intégrer ces contraintes dans leurs stratégies de gestion d’énergie sans compter sur l’overtake en visibilité faible. Les données chiffrées de la saison 2026 permettront d’évaluer l’impact réel sur les écarts de vitesse.
La scission du Heat Hazard entre sprint et course offre une granularité supplémentaire, évitant une pénalité globale lorsque les températures ne justifient pas une mesure uniforme.
La validation par le WMSC en juin 2026 impose aux équipes une adaptation à la répartition 58-42 dès 2027, avec quatre jours de tests pré-saison au lieu de trois.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.