Ford s’apprête à faire ses débuts en catégorie Hypercar au Championnat du monde d’endurance (WEC) en 2027 avec un prototype LMDh. Mark Rushbrook, directeur de Ford Performance, a confirmé dans une interview exclusive que des discussions régulières ont lieu avec Max Verstappen pour une éventuelle participation future.[1][2] Le pilote Red Bull, quadruple champion du monde de F1, suscite un vif intérêt chez le constructeur américain, passionné par son engagement dans divers championnats.
Verstappen a déjà manifesté un attrait pour l’endurance, comme en témoigne sa participation imminente aux 24 Heures du Nürburgring au volant d’une Mercedes-AMG GT3. Ces échanges avec Ford soulignent une convergence d’intérêts entre la F1 et le sport-prototype.

Ford accélère vers la catégorie reine du WEC
Ford est déjà présent au WEC cette saison via des engagements clients en LMGT3 avec la Mustang. À partir de 2027, le constructeur américain passera à la vitesse supérieure en alignant son propre prototype LMDh en Hypercar, marquant un retour en force dans l’endurance de haut niveau.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale de Ford en sport auto. Le partenariat avec Red Bull en F1 pour les moteurs depuis 2026 renforce les liens, tandis que l’hypercar vise Le Mans et les grandes classiques du WEC. Les premiers tests de la voiture sont prévus plus tard cette année.
Rushbrook met l’accent sur l’innovation technique de ce LMDh, qui combinera châssis et moteur hybride standardisé. Cela permettra à Ford de rivaliser avec des géants comme Toyota, Ferrari ou Peugeot, tout en capitalisant sur son héritage Le Mans – victorieux en 1966 et 1967 avec les GT40.
L’arrivée de Ford dynamisera la grille Hypercar, déjà compétitive. Des rumeurs circulent sur la composition de l’équipage, comme dans cet article sur l’annonce potentielle de l’équipe complète. Le choix des pilotes sera crucial pour viser la victoire globale.[3]
Les échanges entre Ford et Verstappen
« Oui, bien sûr », a répondu Rushbrook quand on l’interroge sur des pourparlers avec Verstappen. « Nous adorons Max. Nous aimons ce qu’il fait en F1, sur la piste. Nous l’aimons hors piste. C’est une grande personne, autant qu’un grand pilote. » Ces discussions portent sur des opportunités en sport-prototypes, y compris en Hypercar.
Verstappen, sous contrat avec Red Bull jusqu’en 2028, a un agenda chargé. Pourtant, son passion pour la GT3 et le sim racing laisse présager d’extensions. Ford apprécie particulièrement sa capacité à développer une voiture, comme observé lors des essais F1 à Barcelone.
Rushbrook décrit Verstappen comme un « racer » pur, avide de compétition. Des talks réguliers explorent les fenêtres calendaires, notamment Le Mans, souvent en conflit avec la F1. « Il veut courir Le Mans pour la victoire globale, mais les emplois du temps ne le permettent pas toujours », note le dirigeant.
Aucune annonce n’est prévue à court terme. « Nous ne révélons rien », sourit Rushbrook. Tout dépendra des agendas et de la motivation mutuelle. Pour en savoir plus sur les discussions confirmées, les détails émergent progressivement.[1]
L’attrait de l’endurance pour Verstappen
Max Verstappen diversifie ses activités au-delà de la F1. Sa prochaine apparition aux 24 Heures du Nürburgring avec Mercedes-AMG illustre cet appétit. Il développe aussi des pilotes via le sim racing, un atout pour Ford.
L’endurance offre un défi différent : gestion d’équipe, stratégie sur 24 heures, fiabilité. Verstappen excelle en feedback détaillé, surpassant souvent les données télémétriques. Rushbrook loue sa « capacité mentale » pour tuner une voiture.
Historiquement, des pilotes F1 ont brillé en endurance : Mario Andretti, Mark Webber ou Fernando Alonso avec Toyota. Verstappen pourrait suivre, surtout avec son lien Red Bull-Ford. Sportscar365 détaille ces perspectives pour Le Mans dès 2028.[2]
Son contrat F1 limite les options jusqu’en 2028, mais des wildcards Le Mans restent possibles. L’évolution du calendrier WEC-F1 pourrait ouvrir des portes.
La valeur ajoutée de Verstappen pour Ford
Rushbrook voit en Verstappen un atout rare. « Des pilotes comme lui ne viennent pas souvent : ce qu’il accomplit et comment. » Son feedback radio lors des tests F1 – après 30 à 50 tours – est « plus précieux que toutes les données ».
Dans un programme Hypercar, même pour une course, il boosterait le développement. Ford mise sur cette expertise pour affûter son LMDh face à la concurrence féroce.
Logan Sargeant, pilote Ford en GT3, espère aussi voir Verstappen : « Il botterait les fesses de tout le monde ». Cela attirerait sponsors et fans, amplifiant l’impact marketing.
Pas de plans concrets avant 2028
Malgré l’enthousiasme, rien n’est acté pour 2027. Le calendrier F1 prioritaire de Verstappen bloque les chevauchements. Rushbrook insiste : « Si l’opportunité se présente et que tout le monde veut, super. »
Ford se concentre sur le shakedown de l’hypercar cette année. L’équipage principal reste à définir, potentiellement avec des pilotes maison comme Sargeant ou des stars IMSA/NASCAR.
Les discussions perdurent, surveillant les fenêtres. Un crossover F1-WEC serait historique pour Ford.
Ces échanges illustrent l’appétit croissant des stars F1 pour l’endurance. Si Verstappen rejoint Ford à Le Mans, cela pourrait redessiner la hiérarchie Hypercar en 2028 ou au-delà. Le WEC 2027 s’annonce passionnant, avec Ford comme nouvel acteur majeur – et peut-être un Néerlandais au volant.[4]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.