Penske pourrait rester en Formule E malgré le départ de DS

Jay Penske, magnat américain des affaires, semble déterminé à maintenir son équipe en Formule E après le retrait annoncé de DS Automobiles à la fin de la saison 2025-26. Présent dans le championnat électrique depuis sa création en 2014, avec l’équipe initialement connue sous le nom de Dragon Racing, Penske a évolué vers une structure d’usine avec DS en 2021. Une annonce concernant ses plans pour la génération 4 est attendue prochainement, alors que l’équipe explore des options pour l’ère Gen4.

Malgré l’incertitude générée par le départ de DS, révélé en mars, l’équipe DS Penske continue ses efforts pour la saison en cours. Les rumeurs et les déclarations internes indiquent une volonté de poursuivre, potentiellement de manière indépendante. L’annonce officielle de DS sur le site de la FIA Formula E confirme la fin de la collaboration, mais laisse la porte ouverte à Penske.

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L’historique de Penske en Formule E

Penske est impliqué en Formule E dès les débuts du championnat en 2014. L’équipe, alors Dragon Racing, a rapidement marqué les esprits par son audace. En 2016-17, elle a même développé ses propres groupes propulseurs, démontrant une expertise technique solide avant de devenir l’équipe d’usine DS en 2021.

Cette évolution a permis à DS Penske de remporter plusieurs titres constructeurs, consolidant sa position parmi les leaders. Les pilotes comme Maximilian Günther ont brillé, avec des performances notables dans des ePrix récents comme Berlin ou Mexico City. L’équipe a su s’adapter aux réglementations changeantes, des Gen2 aux Gen3.

Aujourd’hui, avec le départ de DS, Penske puise dans cette expérience. Le deputy team principal Phil Charles souligne : « Nous avons fait un vraiment bon groupe propulseur et nous travaillons dur en simulateur. C’est un processus en cours depuis plus d’un an et demi. »

Les défis passés, comme les saisons indépendantes, ont forgé une résilience. Penske n’hésitera pas à revenir à un modèle autonome si nécessaire.

La saison 2025-26 reste compétitive pour DS Penske, avec des points marqués à São Paulo, Mexico et Berlin. Cela renforce la motivation pour la Gen4.

Le développement d’un groupe propulseur maison

Penske avance sur un powertrain bespoke pour la Gen4, un projet lancé bien avant le retrait de DS. Ce n’était pas seulement un plan de secours, mais une base compatible avec DS si le partenariat avait continué.

Phil Charles affirme : « Nous avons de bonnes options et vous verrez cela dans les semaines à venir. Nous avons investi beaucoup dans notre powertrain Gen4. » Les simulations virtuelles avancent, malgré l’absence de tests piste pour l’instant.

D’autres constructeurs comme Porsche, Jaguar et Nissan testent déjà leurs packs Gen4 sur mules. Mahindra prévoit un shakedown en mai. Penske, non encore enregistrée auprès de la FIA, mise sur son avance en simulation.

Charles minimise l’écart : « Il y a encore du temps, c’est serré mais possible. Nous sortirons sur piste bientôt. Nous ne nous sentons pas en retard. »

Cette approche indépendante rappelle l’ère Dragon, où Penske a réussi sans OEM majeur. L’équipe compte sur ses talents internes pour rivaliser.

Les défis d’un calendrier compressé

Le temps presse pour la Gen4. Les tests pré-saison sont prévus en novembre, avec le championnat 2026-27 démarrant en décembre. Penske doit accélérer son homologation FIA.

  • Porsche, Jaguar, Stellantis, Lola et Nissan e.Dams : tests mules en cours.
  • Mahindra : shakedown M12 Electro successeur en mai.
  • Penske : simulations intensives, piste imminente.

Charles rassure : « Nous ne sommes pas inquiets des rivaux. Notre travail virtuel est solide. » Sans dynos OEM, l’équipe s’appuie sur son expertise humaine.

L’absence de soutien fabricant pose des questions budgétaires, mais Penske évalue aussi des partenariats clients, comme avec Mahindra.

Malgré tout, l’optimisme prévaut. Les ressources investies en Gen4 ne seront pas perdues.

Les options pour la Gen4 et au-delà

Penske envisage un rôle de client, aligné sur un fabricant enregistré. Un partenariat avec Mahindra émerge comme piste viable.

Charles : « Pas de route claire oui ou non, mais beaucoup de bon travail fait. » L’équipe capitalise sur son héritage pour attirer sponsors et pilotes.

Dans le contexte plus large, Opel remplace DS chez Stellantis, mais Penske détient la licence d’entrée. Détails sur le retrait de DS chez Motorsport.com.

Les synergies avec d’autres séries Penske, comme IndyCar, pourraient booster le projet. L’avenir semble prometteur.

Pour les fans de Formule E, comme dans nos analyses récentes sur les performances DS Penske à Berlin, cette continuité maintiendrait la diversité des équipes.

Perspectives pour Penske en Gen4

Penske démontre une fois de plus sa ténacité en motorsport électrique. Le développement interne du powertrain positionne l’équipe pour une Gen4 compétitive, malgré les contraintes temporelles.

L’annonce imminente clarifiera la voie : indépendante ou partenaire. Quoi qu’il arrive, Penske enrichira le plateau Gen4, avec ses 800 ch et innovations. Cela stabilise la grille à 12 équipes, au bénéfice du championnat.

Reste à suivre les ePrix restants de 2025-26 pour voir DS Penske performer avant la transition. L’ère Gen4 s’annonce électrique pour Jay Penske.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.