Mitch Evans remporte une victoire spectaculaire depuis la 17e place au Berlin E-Prix

Jaguar TCS Racing a vécu un moment de gloire lors de la course 2 du Berlin E-Prix, dimanche. Mitch Evans, parti de la 17e position sur la grille, a su profiter d’une stratégie parfaite pour s’imposer avec brio. Cette performance inattendue lui permet de signer sa deuxième victoire de la saison 2025-26, devant Oliver Rowland et Pascal Wehrlein.

Cette remontée fulgurante illustre une fois de plus la complexité des courses de Formula E, où la gestion de l’énergie et les modes d’attaque font souvent la différence. Evans a repris la tête au tour 25 des 37 et n’a plus été inquiété, terminant avec huit dixièmes d’avance sur le pilote Nissan.[1][2]

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Une stratégie au millimètre pour Evans

Evans avait délibérément évité les duels qualificatifs, une tactique qui s’est révélée payante. En début de course, il a conservé son énergie à l’arrière du peloton, comme l’avait démontré la course 1 du samedi. Cela lui a permis d’économiser jusqu’à 4 % d’énergie par rapport à ses rivaux.

Au tour 18, Oliver Rowland avait pris les commandes malgré un mauvais départ depuis l’avant-dernière ligne. Mais Evans a attendu son moment. Son premier mode d’attaque l’a propulsé en tête au tour 25, changeant radicalement la hiérarchie.

Les 12 derniers tours ont vu une lutte intense à trois pour la victoire. Evans, Rowland et Wehrlein se sont détachés du reste du groupe. Le Néo-Zélandais a su défendre sa position avec maestria.

Cette approche rappelle la gestion d’énergie magistrale de Nick Cassidy lors de ses victoires à Shanghai et Berlin en 2025, soulignant l’évolution stratégique en Formula E.

Evans porte ainsi son total à 16 victoires en Formula E, un record étendu. Sa joie était palpable à l’arrivée.

Le chaos en tête de peloton au départ

Pascal Wehrlein, parti de la pole, a pris un bon départ mais a cédé la tête dès le tour 2 à Taylor Barnard. La course a été marquée par de multiples changements de leader dans les premiers tiers.

Nick Cassidy, Edoardo Mortara, Sebastien Buemi et Joel Eriksson se sont relayés en tête. Au tour 14, les 18 premières voitures n’étaient séparées que de quatre secondes, typique du format pack de Tempelhof.

Cette bagarre initiale a favorisé les pilotes conservateurs comme Evans. Rowland, en revanche, a brillé par sa remontée précoce.

Wehrlein a repris temporairement la tête avec son second mode d’attaque, mais Evans l’a dépassé à quatre tours de l’arrivée.

Bataille finale et podium disputé

Dans les derniers instants, Rowland a doublé Wehrlein sur la ligne de départ/arrivée malgré un drapeau jaune pour débris. Le pilote Nissan a échappé à une enquête et signe un double podium berlinois.

Wehrlein complète le podium et reprend la tête du championnat pilotes. Evans grimpe à la deuxième place, devant Mortara, seulement septième.

Norman Nato signe son meilleur résultat en cinquième position avec une stratégie similaire à celle de son coéquipier Rowland. Jake Dennis ajoute des points solides pour Andretti en sixième place.

Jean-Eric Vergne termine huitième avec la seule Citroën survivante. Felipe Drugovich marque ses premiers points en neuvième, devant Eriksson.

Incidents et abandons notables

La course n’a connu qu’un seul full course yellow, suite à la collision tardive entre Nico Muller, vainqueur du samedi, et Antonio Felix da Costa (Jaguar). Muller finit 13e hors points.

Nick Cassidy a été éliminé tôt. Forcé large par Nyck de Vries au tour 4 (virage 6-7), il a perdu des places. Puis, en tentant de remonter, il a percuté Buemi, nécessitant un arrêt imprévu pour changer l’aileron avant.

De Vries est le seul autre abandon, avec des dommages irréparables de l’incident avec Cassidy.

Ces faits divers ont ouvert la porte aux pilotes de l’arrière, comme Evans. Comme détaillé dans notre article dédié à cette victoire de Mitch Evans au Berlin E-Prix, cette course confirme la résilience du pilote Jaguar.

Implications pour le championnat

Cette troisième place permet à Wehrlein de reprendre la tête du classement pilotes pour Porsche. Evans, fort de ce doublé sur le weekend (après des points en course 1), est solide en deuxième position.

Mortara, leader provisoire, chute au troisième rang après sa septième place. Nissan brille avec Rowland et Nato dans le top 5.

Jaguar consolide sa position grâce à Evans, malgré le contact de da Costa. Consultez les résultats complets sur le site officiel de la FIA Formula E.[1]

Cette manche berlinoise relance les enjeux à mi-saison. Berlin reste un circuit imprévisible, comme en témoigne la première victoire de Nico Müller la veille.

Cette victoire d’Evans démontre que la Formula E récompense la patience et l’intelligence stratégique. Avec Wehrlein en tête, la bataille pour le titre s’annonce serrée jusqu’à la fin de la saison 2025-26. Les prochaines courses promettent encore plus de spectacle.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.