David Castera, directeur du Dakar, était l’invité de « L’Équipe de choc » pour lever le voile sur l’édition 2027 du rallye-raid, dont le parcours a été officialisé le 5 mai 2026 à l’Institut du Monde Arabe à Paris. Du 1er au 15 janvier 2027, cette 49e édition se déroulera entièrement en Arabie saoudite, avec un départ et une arrivée inédits à King Abdullah Economic City (KAEC), sur les bords de la mer Rouge. [1] [2]

Le parcours en détail
Le Dakar 2027 propose un parcours en boucle totale de 8 390 km, dont 5 320 km de spéciales, surpassant les 4 903 km de 2025. Treize étapes plus un prologue rythment cette épreuve, avec un jour de repos le 9 janvier à Bisha. [3]
Voici le détail des étapes principales :
- Prologue (1er janvier) : KAEC, 30 km.
- Étape 1 (2 janvier) : KAEC > Yanbu, 350 km.
- Étape 2 (3 janvier) : Yanbu > Al’Ula, 310 km.
- Étape 3 (4 janvier) : Yanbu > Hail, 480 km.
- Étape 4 (5 janvier) : Hail > Hail, 380 km.
- Étape 5 (6 janvier) : Hail > Ad Dawadimi, 480 km.
- Étape 6 (7 janvier, marathon) : Ad Dawadimi > bivouac, 440 km.
- Étape 7 (8 janvier, marathon) : Bivouac > Bisha, 430 km.
- Repos (9 janvier) : Bisha.
- Étape 8 (10 janvier) : Bisha > Bisha, 460 km.
- Étape 9 (11 janvier) : Bisha > Wadi Ad Dawasir, 460 km.
- Étape 10 (12 janvier) : Wadi Ad Dawasir > Bisha, 515 km.
- Étape 11 (13 janvier, marathon) : Bisha > Al Bahah, 480 km.
- Étape 12 (14 janvier, marathon) : Al Bahah > KAEC, 455 km.
- Étape 13 (15 janvier) : KAEC > KAEC, 50 km.
Ce tracé met l’accent sur la mer Rouge avec trois étapes inédites, offrant canyons vertigineux et dunes à foison. Les changements de décors au sein même des étapes testent l’adaptation des pilotes.
La première partie progresse vers l’intérieur des terres, avec des boucles autour de Hail et Ad Dawadimi. Les marathons en étapes 6-7 et 11-12 imposent une nuit en bivouac-refuge, rappelant l’endurance physique et mécanique primordiale.
Pour plus de détails sur le tracé, consultez la page officielle du Dakar.
Les nouveautés et les défis accentués
L’édition 2027 répond aux critiques sur les cailloux de 2026 en augmentant la proportion de sables, quasi quotidien, avec des étapes 100 % dunes. Moins de risques de crevaisons, mais plus de navigation technique et d’endurance. [4]
La boucle gigantesque crée un « art du trompe-l’œil » : un périmètre modeste sur la carte cache une variété exceptionnelle de paysages et de contraintes. Trois nouvelles étapes côtières diversifient les défis, des canyons aux sables mouvants.
La dernière semaine s’annonce impitoyable, comme l’a souligné David Castera : une étape 10 de 515 km, suivie de deux marathons et d’une power stage finale. Cela réduit les stratégies et maintient le suspense jusqu’au bout.
Les catégories comme les motos, autos, SSV et camions seront mises à rude épreuve. Pour les Classics, des ajustements réglementaires majeurs sont prévus, avec plus de sable adapté aux véhicules historiques.
Cette exigence physique et mécanique vise à sélectionner les mieux préparés, dans la lignée des éditions précédentes où la gestion des ressources a fait la différence, comme chez Luciano Benavides en 2026.
Les propos de David Castera
Lors de sa venue sur « L’Équipe de choc », David Castera a détaillé les ambitions pour 2027. « Plus long, plus exigeant, plus difficile », a-t-il résumé, évoquant une course progressive avec des temps forts pour prolonger le suspense de 2026. [2]
Il a insisté sur l’adaptation : « Les pilotes et équipages seront saisis par la diversité des paysages à visiter chaque jour, mais aussi par les changements de décor, et donc de contraintes techniques, qui surviendront souvent au cœur même des étapes. »
Concernant les terrains, Castera rassure : « Côté technique, la proportion de sables en tous genres, sensiblement plus élevée qu’en janvier dernier, rassurera les plus anxieux quant à leur rapport aux cailloux, moins nombreux cette fois-ci. » [3]
La dernière semaine est au cœur de ses préoccupations : « Une dernière semaine très dure », promet-il, avec des marathons finaux pour un dénouement sans calculs.
Ces déclarations, reprises dans L’Équipe, traduisent la volonté de Castera, ancien pilote, de pousser les limites du rallye-raid.
Réactions des pilotes et perspectives
Luciano Benavides, vainqueur moto 2026, apprécie : « Une route plus longue qui convient aux bien entraînés, avec deux marathons en fin de course pour plus d’excitation. » Il vise la défense de titre jusqu’au dernier kilomètre. [4]
Adrien Van Beveren se réjouit des dunes quotidiennes : « Idéal pour moi après 12 Dakars. » Guillaume de Mévius parle d’une édition « motivante et à Goosebumps », malgré les risques en autos.
Pour les camions, Mitchel van den Brink voit dans les paysages une opportunité de podium. Chez les SSV, Xavier de Soultrait souligne la compétitivité sur longue distance.
Ces retours confirment l’attrait du parcours. Les inscriptions sont ouvertes, promettant une lutte acharnée dans toutes les catégories.
Le Dakar 2027 s’annonce comme un sommet d’endurance, où la gestion et l’adaptation primeront. Avec ce tracé record, David Castera perpétue l’héritage d’une épreuve mythique, prête à couronner de nouveaux héros en janvier prochain. Les fans attendent avec impatience les premières confrontations sur sable rouge.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.