Les stewards ont estimé que Piastri n’avait aucune possibilité de compléter le dépassement depuis l’extérieur, justifiant l’absence de pénalité pour Leclerc au Grand Prix de Belgique.

Décision des commissaires fondée sur la trajectoire et le chevauchement
Sur le tour 8 du Grand Prix de Belgique, Leclerc et Piastri se battaient pour la troisième place dans la ligne droite de Kemmel avant Les Combes. Leclerc a défendu sa position en restant sur la ligne de course, forçant Piastri à passer à l’extérieur.
Le rapport des stewards précise que la voiture 81 de Piastri avait un certain chevauchement mais que l’essieu avant n’était pas devant celui de la voiture 16 de Leclerc. Piastri n’avait donc aucune possibilité de terminer le dépassement depuis cette position.
Les commissaires ont jugé que Leclerc n’avait pas délibérément poussé son rival hors de la piste. Il a suivi la ligne de course en s’écartant légèrement à gauche pour aborder le virage 5, et le contact latéral est survenu.
Ce jugement s’appuie sur les images vidéo et embarquées, confirmant que le contact était inévitable sans action délibérée de Leclerc.
Comparaison avec la pénalité infligée à Hamilton
Le coéquipier de Leclerc, Lewis Hamilton, a reçu une pénalité de cinq secondes pour son accrochage avec George Russell dès le premier tour. Cette sanction contraste avec l’absence de mesure contre Leclerc.
Hamilton a également fait l’objet d’une enquête pour une sortie de stand dangereuse ayant touché un mécanicien Ferrari lors d’un ajustement tardif de l’aileron avant.
L’opposition des décisions met en lumière la distinction entre contact sur la ligne de course et action jugée fautive en début de course.
Conséquences immédiates de l’incident
Le contact a endommagé la voiture de Piastri tandis que Leclerc a poursuivi sans encombre. Une voiture de sécurité virtuelle lui a permis de prendre la tête temporairement.
Kimi Antonelli a ensuite profité de sa meilleure allure pour le dépasser et remporter la course, Leclerc terminant deuxième.
La radio de Piastri accusait Leclerc d’avoir provoqué un risque de crash majeur, mais les images ont infirmé toute intention délibérée.
Cette séquence a permis à Ferrari de limiter les dégâts malgré le contact initial.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.