Ferrari a été condamnée à 30 000 euros d’amende pour la libération dangereuse de Hamilton au Grand Prix de Belgique, alors que le mécanicien percuté est sorti indemne.

Chronologie de l’incident sous virtual safety car
Hamilton s’est arrêté au stand au tour 20 sous virtual safety car pour effectuer son unique changement de pneus et purger sa pénalité de cinq secondes après son accrochage au premier tour avec Russell. Après le remplacement des gommes, un mécanicien a tenté une dernière intervention sur le flap de l’aileron avant. Le contrôleur a cependant déjà donné le feu vert au pilote britannique, qui a démarré et heurté le mécanicien à la roue avant droite. Le mécanicien est tombé au sol mais a été déclaré indemne par Ferrari.
L’équipe a reconnu que la libération s’était effectuée dans des conditions dangereuses et a attribué l’erreur à une instruction tardive sur l’ajustement de l’aileron, à un manque de communication claire et à l’omission du mécanicien de remarquer le feu vert. Hamilton a immédiatement stoppé sa monoplace, perdant du temps et évitant une sanction sportive.
Les commissaires FIA ont retenu uniquement une amende financière, dont 10 000 euros suspendus pendant douze mois sous condition de non-récidive et de remise d’un rapport correctif dans les quatorze jours.
Comparaison avec l’incident Raikkonen de 2018
Hamilton a comparé l’événement à l’accident survenu à Bahreïn en 2018 où Raikkonen avait blessé un mécanicien à la jambe. Il a déclaré qu’il regardait les feux et a freiné dès qu’il a aperçu le mécanicien sur sa droite, tout en exprimant son soulagement que personne n’ait été blessé.
Ferrari a critiqué la sévérité de la sanction financière tout en acceptant de revoir ses procédures de stand. L’incident rappelle que les erreurs de communication lors des arrêts sous neutralisation demeurent un risque structurel malgré les protocoles existants.
Les données montrent que Hamilton a conservé sa quatrième place au classement final, tandis que le mécanicien n’a nécessité aucun soin médical.
Conséquences réglementaires et revue interne
La FIA a exigé que Ferrari soumette dans les quatorze jours un rapport détaillé sur les mesures mises en place pour éviter la répétition d’une telle erreur. La suspension conditionnelle de 10 000 euros restera active pendant un an à compter du 29 juin 2025.
L’équipe a confirmé que le mécanicien effectuait parfaitement bien après l’incident. Aucune sanction sportive supplémentaire n’a été appliquée à Hamilton, car l’arrêt immédiat de la voiture a compensé le gain de temps potentiel.
Ce cas illustre que les amendes financières, plutôt que les pénalités de temps, constituent désormais l’outil principal de régulation des risques de sécurité au stand.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.