Ferrari dénonce la pénalité de cinq secondes infligée à Hamilton

F1

Hamilton a écopé d’une pénalité de cinq secondes pour sa collision avec Russell au premier tour du Grand Prix de Belgique, alors que les stewards ont reconnu des circonstances atténuantes.

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Les faits de l’incident au premier tour

Ferrari a vu Hamilton partir depuis la neuvième place sur la grille après un week-end perturbé par un crash en FP3. Russell a subi une perte de déploiement électrique dans le premier secteur, perdant deux positions face aux deux Ferrari sur la montée vers Les Combes. Le contact s’est produit à l’entrée du virage 5 lorsque Russell a tenté un dépassement par l’extérieur.

Les commissaires ont établi que Russell disposait d’un chevauchement suffisant pour réclamer de l’espace. Hamilton a conservé la trajectoire intérieure et a subi un sous-virage, entraînant le contact de sa roue avant gauche avec le sidepod droit de la Mercedes. Le document des stewards précise que Hamilton a tenté d’éviter le choc par une correction de direction.

Vasseur a qualifié la sanction de « mega harsh » et a estimé qu’il s’agissait d’un incident de course. Hamilton a lui aussi défendu que la perte d’adhérence avant dans le sillage de Verstappen rendait le contact inévitable sans intention agressive.

La pénalité standard pour avoir causé une collision est de dix secondes. Les stewards ont réduit la sanction à cinq secondes en invoquant l’ouverture de course, la perte de grip et la tentative d’évitement reconnue.

L’impact immédiat sur la stratégie Ferrari

Hamilton a purgé les cinq secondes lors de son unique arrêt au stand au tour 20 pendant la voiture de sécurité virtuelle. Un mécanicien tentait encore d’ajuster l’aileron avant lorsque le signal de départ a été donné, exposant l’équipe à une nouvelle enquête pour relâchement dangereux.

Ferrari a terminé la course avec Hamilton en quatrième position finale malgré les dommages subis à l’avant. Leclerc, lui, n’a reçu aucune pénalité pour son contact séparé avec Piastri, illustrant la variabilité des jugements sur la même course.

Le temps perdu par la pénalité a empêché Hamilton de viser le podium et a limité les points marqués par l’écurie de Maranello à ce Grand Prix.

Les arguments des commissaires et la position de Ferrari

Les stewards ont noté que Hamilton avait reconnu la présence de Russell et tenté de lui laisser de la place. Ils ont conclu que la collision résultait d’une perte de grip avant plutôt que d’une manœuvre délibérée. Vasseur a maintenu que Russell disposait d’espace suffisant à gauche et que la sanction aurait dû être annulée.

Hamilton a assumé la responsabilité de son crash de vendredi qui a conduit à un setup inadapté et à une qualification décevante. Il a répété que l’incident du dimanche relevait du racing incident et ne méritait aucune pénalité.

La décision a été prise conformément aux lignes directrices de la FIA sur les pénalités, avec prise en compte explicite des circonstances atténuantes pour réduire la sanction standard de moitié.

La position de Ferrari reste que le coût sportif de cette pénalité a été excessif au regard des éléments reconnus par les commissaires eux-mêmes.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.