Felix Rosenqvist et émotions mitigées après Long Beach

Felix Rosenqvist a livré une course presque parfaite au Grand Prix d’Acura de Long Beach, mais il a dû se contenter de la deuxième place sur le podium. Parti en pole position avec la #60 Meyer Shank Racing Honda, le Suédois a dominé la majeure partie des 90 tours, menant 51 boucles, record personnel en IndyCar. Pourtant, une neutralisation au tour 57 a tout changé, effaçant son avance de 3 secondes et permettant à Alex Palou de le dépasser aux stands.[1][2]

Malgré une relance à 29 tours de l’arrivée, Rosenqvist n’a pas pu contrer le pilote Chip Ganassi, terminant à 3,9663 secondes. Cette défaite de dernière minute laisse un goût doux-amer au pilote de 34 ans, qui visait une deuxième victoire en Amérique du Nord.

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Un week-end à oublier de peu pour Meyer Shank Racing

Meyer Shank Racing a vécu un week-end exceptionnel à Long Beach. La veille, Nick Yelloly et Renger van der Zande ont offert à l’équipe une victoire en IMSA, la première pour Acura depuis 2009 sur ce circuit. Acura remporte la course IMSA de Long Beach pour la première fois depuis 2009. Le lendemain, Rosenqvist s’empare de la pole en IndyCar, sa septième en carrière et la deuxième pour MSR après 2024.

Cette pole, obtenue devant Pato O’Ward, marquait un tournant après un début de saison difficile. Comme nous l’avions évoqué dans notre article sur la pole de Felix Rosenqvist à Long Beach, elle promettait un renversement de tendance. Pourtant, la course a échappé de peu à un grand chelem.

La stratégie a été clé. Rosenqvist contrôlait parfaitement Palou, quadruple champion en titre, avec une avance confortable. Les pneus alternatifs (rouges, plus tendres) lui offraient un rythme infernal, même si les gommes dures (noires) posaient plus de problèmes en fin de course.

Malgré tout, cette P2 reste un progrès notable. L’équipe a excellé en gestion de carburant, évitant un désastre total aux stands.

La course en détail : domination et revirement

Rosenqvist a brillé dès le départ, parti de la pole devant Palou (#10 Chip Ganassi Honda). Il a mené 51 des 90 tours, signant le plus grand nombre de tours en tête de la course. Sa gestion du trafic et des secteurs clés, comme le virage 3, était impeccable.

Au tour 57, des débris provoquent la première neutralisation depuis 2024. Cela annule son avance de 2,3 secondes et bunch les leaders pour les arrêts. Rosenqvist sort des stands proprement, mais Palou est devant grâce à un stop plus rapide, évitant peut-être le trafic de la #14 AJ Foyt (Caio Collet).[3]

Sur la relance, avec 29 tours restants, Rosenqvist pousse mais manque de grip sur les blacks pour attaquer. Palou défend sa position, menant à une arrivée espacée de près de 4 secondes.

Voici les trois premiers :

    1. Alex Palou (Chip Ganassi Racing)
    1. Felix Rosenqvist (Meyer Shank Racing)
    1. Scott Dixon (Chip Ganassi Racing)[1]

Cette course illustre les aléas des circuits urbains : une neutralisation peut tout bouleverser.

Les mots de Felix Rosenqvist

« Je suis content que ça n’ait pas ruiné notre course », a déclaré Rosenqvist. « Des choses comme ça arrivent. On était dans la même position finalement. Mais c’est frustrant : j’avais un coussin de 2,3 secondes. Même avec un arrêt moyen, on pensait rester devant. On a bien géré le carburant. Je savais qu’un jaune arriverait… Et voilà. Alex et son équipe ont mieux géré la pression. C’est une leçon à tirer. »

Interrogé sur le bilan, il ajoute : « C’est un mélange. On doit être contents du week-end chez Meyer Shank. Victoire IMSA hier, pole et P2 ici. On a raté le grand chelem de peu. Fier de la voiture, du rythme incroyable sur les rouges. Sur les blacks, c’était plus dur face à Alex. Le dernier cycle d’arrêts a tout décidé. Pas un arrêt super lent, mais les détails comptent. Je prends volontiers cette P2. »

Ses sept poles en carrière soulignent sa constance, malgré des saisons en dents de scie.

Perspectives pour la saison IndyCar 2026

Rosenqvist arrivait à Long Beach sans top 10 en quatre premières courses : 12e à St. Petersburg et Phoenix (deux fois). Cette P2 relance MSR dans le championnat.[4]

Palou renforce sa domination, mais la concurrence Honda (MSR, Ganassi) s’annonce rude. Pour Rosenqvist, perfectionner les pits sous pression sera clé.

L’équipe MSR, boostée par l’IMSA, peut viser des podiums réguliers. Comme Palou l’a montré à St. Petersburg, la régularité paie.

Cette course marque un tournant : de la frustration à la motivation.

En somme, la P2 de Rosenqvist à Long Beach est un pas en avant précieux. Elle montre le potentiel de MSR malgré les contretemps. Avec des leçons tirées des stands, le Suédois peut briguer des victoires en 2026. Le championnat IndyCar s’annonce passionnant, Palou en tête mais challengé. Résultats complets sur Motorsport.com.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.