Tyler Reddick a créé l’exploit lors de l’AdventHealth 400 à Kansas Speedway, le 19 avril 2026, en remportant sa cinquième victoire en seulement neuf départs de la saison NASCAR Cup Series. Cette performance le place au niveau de Dale Earnhardt en 1987, un record historique rarely égalé.[1][2] La course, marquée par un overtime chaotique suite à la crevaison de Cody Ware, a vu une bataille intense entre Reddick, Denny Hamlin et Kyle Larson.
Parti de la pole position, Reddick a dominé les premières étapes avant de céder du terrain. La fin de course a tout renversé, avec un dernier tour mémorable où il a passé Larson pour la victoire.[1]

Le déroulement de la course
La course s’est déroulée sur 274 tours à Kansas Speedway, un ovale intermédiaire connu pour ses batailles serrées. Tyler Reddick a pris les commandes dès le début, menant la Stage 1 avant que Denny Hamlin ne le dépasse pour remporter l’étape devant Larson et Reddick lui-même.
En Stage 2, Kyle Larson a imposé sa loi, victorieux devant Hamlin et Chase Elliott, avec Reddick en quatrième position. La Stage 3 a vu Hamlin reprendre la tête, mais Reddick est revenu à la charge à dix tours de l’arrivée, profitant d’une stratégie astucieuse en pneus droits uniquement lors de l’avant-dernier arrêt.
La course semblait pliée avec Hamlin en tête, à demi-tour de la victoire, quand Cody Ware a crevé et percuté le mur, provoquant la fameuse “secousse de la boule à neige”. Cet incident, survenu alors que Reddick luttait contre un problème de pompe à essence, a offert une seconde chance à tout le peloton.[1]
Sur la voie des stands, Hamlin conserve la tête avec des pneus droits frais, mais l’agressivité de Larson sur le restart change la donne. Trois de front dans le virage 1 : Larson au bas, Hamlin au milieu et Reddick à l’extérieur.
Reddick parvient à se hisser en tête temporairement avant de laisser filer, mais l’essentiel est là : la lutte reste ouverte jusqu’au bout.
La bataille décisive en overtime
L’overtime a été le théâtre d’un duel épique. Larson prend la tête après un bon départ, forçant Reddick à protéger son extérieur contre Christopher Bell. Ce dernier contact est controversé : Reddick serre Bell contre le mur, un mouvement qu’il admet en temps réel.
“Je courais aussi près que possible de Christopher. C’était tricky”, a expliqué Reddick post-course. “La voiture prenait trop de sous-virage, et je n’ai pas pu l’éviter.”[1]
Dans le virage 3 du tour blanc, Larson, trop serré, ne peut tenir sa trajectoire. Reddick surgit avec une vitesse supérieure grâce à ses pneus droits et le passe proprement pour la victoire, à seulement 0,118 seconde devant Larson.
Hamlin termine finalement quatrième, regrettant son choix de ligne au restart. “Je savais que Larson allait plonger en bas, mais les données disaient le contraire”, confie-t-il.
Cette fin de course rappelle les classiques de NASCAR, où la stratégie et l’agressivité priment sur les chiffres purs.
Le top 10 final illustre la densité :
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- Tyler Reddick (Toyota 23XI Racing)
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- Kyle Larson (Chevrolet Hendrick)
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- Chase Briscoe
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- Denny Hamlin (Toyota Joe Gibbs)
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- Bubba Wallace
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- Brad Keselowski
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- William Byron
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- Chase Elliott
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- Ty Gibbs
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- Chris Buescher[1]
Les regrets de Denny Hamlin
Denny Hamlin avait la course en poche. À demi-tour de l’échec blanc, il dominait Tyler Reddick, mais la crevaison de Ware a tout changé. “J’ai besoin de Cody Ware dernier, pas de crash”, a-t-on entendu sur la radio MRN.
Post-pit road, Hamlin analyse son erreur : “Dans les green-white-checkered, on jette les données. Le haut était le bon endroit, mais les chiffres disaient bas.” Il anticipe mal l’attaque de Larson, préférant laisser Reddick gagner plutôt que risquer.
Malgré la déception, Hamlin loue la performance de son rival : “C’est une épée à double tranchant. J’ai besoin de la poussée, mais Larson va plonger.”
Cette course renforce sa réputation de leader, mais souligne ses faiblesses en restart critiques.
Hamlin reste leader au championnat, mais cette non-victoire laisse des regrets.
Kyle Larson et la victoire manquée
Kyle Larson a brillé en opportuniste. “Le restart était parfait pour moi”, dit-il. Un petit coup de Keselowski relance sa vitesse, lui permettant le trois-wide décisif.
Il mène l’overtime, mais dans le virage 3, sa voiture trop serrée le trahit : “Je ne pouvais pas garder le throttle, super tight.” Reddick en profite pour le dépasser.
Larson minimise la déception : “J’ai eu ma chance grâce au caution. Je prends ce que j’ai eu dimanche.” Sa course reste solide, avec des points précieux engrangés.
Cette performance confirme son playbook agressif, vu par Hamlin comme une arme redoutable.
Tyler Reddick, l’homme en feu
Tyler Reddick vit une saison de rêve. Sa pole samedi (29,142 s, 185,300 mph) annonçait la couleur.[3] “C’était dingue ou quoi ?”, lance-t-il en Victory Lane pour sa cinquième victoire.[4]
Michael Jordan, co-propriétaire de 23XI, était présent et a reçu le drapeau à damiers : “Ce gamin est en feu.” Pour en savoir plus sur cette performance historique.
Reddick excelle en stratégie, comme ses pneus droits en fin de course offrant l’adhérence décisive.
Son contact avec Bell ? “Ça pique sur le moment, mais il faut passer à autre chose et gagner.”
Cette victoire propulse 23XI Racing vers les sommets. Comme chez Pitstop Insight, où on détaille son triomphe à Kansas.
Cette course à Kansas confirme la domination de Reddick, égalant un record de 39 ans et s’imposant comme favori au titre. Avec cinq victoires en neuf départs, il redéfinit les standards en NASCAR Cup Series 2026. Les playoffs s’annoncent explosifs, avec Larson et Hamlin en chasse. Qu’attendre de la suite au calendrier ? Détails complets sur Motorsport.com.[1]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.