Alex Palou a triomphé dimanche au Grand Prix d’IndyCar de Long Beach, signant sa première victoire sur ce circuit mythique et sa 22e en carrière. Le pilote espagnol de Chip Ganassi Racing a profité d’une stratégie parfaite en pits pour dépasser Felix Rosenqvist lors des arrêts finaux, consolidant ainsi sa domination avec trois victoires en six courses cette saison.[1][2]
Rosenqvist, parti de la pole position, a mené une grande partie de la course avant de céder la tête sur la trajectoire des stands. Scott Dixon a complété le podium en défendant sa position face à Kyle Kirkwood dans les derniers tours. Cette épreuve sans incident majeur, hormis l’abandon de Marcus Ericsson, a mis en lumière la férocité des stratégies pneus et carburant sur les rues de Long Beach.[1]

Déroulement de la course
Felix Rosenqvist a pris un excellent départ depuis la pole, menant le peloton sur le circuit routier de 1,968 mile comptant 11 virages. Alex Palou a rapidement dépassé Pato O’Ward pour la deuxième place dès le deuxième tour, tandis que le top six restait groupé. Josef Newgarden a opté tôt pour une stratégie à trois arrêts, pitant en 12e position au 12e tour pour gagner des places.[1]
Les premiers arrêts ont vu la plupart des leaders rester sur des pneus alternatifs tendres. Rosenqvist a regagné la piste en tête après le tour 32, mais Newgarden a brièvement mené avant de perdre du terrain. La course a connu son unique neutralisation au tour 58 pour des débris au virage 3, regroupant le peloton.[1]
Au restart, Palou a pris les commandes avec 29 tours restants. Il a creusé l’écart à plus de cinq secondes au tour 74, gérant parfaitement ses pneus jusqu’au drapeau à damier après 90 tours. Will Power a écopé d’une pénalité drive-thru pour avoir heurté un mécano lors d’un arrêt, tandis que Christian Lundgaard a souffert d’une crevaison.[1]
Cette édition 2026 a rappelé les classiques de Long Beach, où la gestion des pneus et les duels en piste font souvent la différence. Honda a dominé avec un podium 1-2-3 grâce à Palou, Rosenqvist et Dixon. Alexander Rossi, parti 18e, a impressionné en remontant jusqu’à la neuvième place.[1]
L’absence d’incidents majeurs a permis une course rythmée, contrastant avec des éditions passées marquées par des crashes spectaculaires. Les stratégies à deux arrêts ont prévalu chez les leaders, soulignant l’évolution des monoplaces hybrides.
Les performances des pilotes clés
Voici les dix premiers de la course :
- Alex Palou (Chip Ganassi Racing)
- Felix Rosenqvist (Meyer Shank Racing) +4,198 s
- Scott Dixon (Chip Ganassi Racing) +5,446 s
- Kyle Kirkwood (Andretti Global) +5,973 s
- Pato O’Ward (Arrow McLaren) +11,870 s
- Scott McLaughlin (Team Penske) +12,906 s
- David Malukas (Team Penske) +13,484 s
- Graham Rahal (Rahal Letterman Lanigan) +27,567 s
- Alexander Rossi (Ed Carpenter Racing) +27,635 s
- Kyffin Simpson (Chip Ganassi Racing) +28,729 s[1]
Palou a salué son équipe : « J’ai compté sur mes mécaniciens pour dépasser Felix lors des pits finaux, puis j’ai filé après le restart tardif. » Cette victoire renforce son statut de tenant du titre à quatre reprises.[1]
Rosenqvist, dominateur mais battu en stratégie, confirme son retour en forme après sa pole (1’07.4635). Dixon, expérimenté, a résisté à Kirkwood dans un duel intense pour le podium. O’Ward et McLaughlin ont suivi de près, mais sans menacer le trio de tête.
Rossi mérite une mention pour sa remontée héroïque, typique de ses performances sur circuits routiers. Malukas et Rahal ont capitalisé sur les ennuis d’autrui pour des top 8 solides.
Les rookies et les abandons
Dennis Hauger a mené les rookies en 11e position, une performance encourageante sur ce tracé exigeant. Mick Schumacher a signé son meilleur résultat depuis son arrivée en IndyCar avec une 17e place, progressant face à ses débuts difficiles.
Kyffin Simpson, autre novice chez Ganassi, a décroché un top 10 historique à Long Beach, démontrant un potentiel immédiat. Ces résultats soulignent l’apport frais des jeunes talents dans une série ultra-compétitive.
Marcus Ericsson est le seul à ne pas avoir vu l’arrivée, stoppé au tour 38 par un problème électrique sur sa Andretti Global. Cet abandon isolé n’a pas perturbé le reste du peloton.
Comparé à 2025, où les rookies peinaient plus, cette édition montre une adaptation rapide. Hauger et Simpson pourraient viser mieux sur les prochaines ovals.
Implications pour le championnat
Le classement provisoire après Long Beach place Kyle Kirkwood en tête avec 156 points, devant Palou à 154 points et deux victoires. Christian Lundgaard suit à 121, puis David Malukas (116) et Josef Newgarden (113).[3]
Palou, avec trois succès en six départs, revient à deux points du leader Kirkwood. Dixon grimpe au 10e rang avec 85 unités, profitant de son podium. Les écarts restent serrés avant les prochaines épreuves.[3]
Honda domine les constructeurs grâce à ce triplé. Chez Chevrolet, Penske et McLaren doivent réagir. Pour plus de détails, consultez le rapport complet sur Motorsport.com.
Cette course renforce la bataille au sommet. Kirkwood défendra son leadership sur des circuits variés, tandis que Palou vise un cinquième titre.
La sixième manche s’annonce explosive, avec Palou en pleine confiance. Long Beach rappelle que la stratégie prime souvent sur la vitesse pure en IndyCar. Les fans attendent avec impatience la suite de cette saison 2026 palpitante.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.