Ryan Blaney, deuxième au championnat NASCAR Cup Series 2026 après huit courses, fait face à des problèmes persistants sur la voie des stands avec son équipe No. 12 chez Team Penske. Malgré une victoire à Phoenix et une seconde place à Bristol le week-end dernier, les arrêts aux stands lents et les erreurs ont coûté de précieuses positions à l’Ohioan. L’équipe a décidé d’agir en procédant à un échange de jackmen avec l’équipe alliée Wood Brothers Racing.
Crew chief Jonathan Hassler a reconnu publiquement les difficultés, soulignant la nécessité d’améliorations. Blaney a dû surmonter plusieurs incidents à Phoenix pour l’emporter dans le Straight Talk Wireless 500, et l’histoire s’est répétée à Bristol où il a terminé runner-up derrière Ty Gibbs en overtime.

Les problèmes récurrents sur la voie des stands
L’équipe de pit de la No. 12 a perdu un total de 88 positions lors des huit premières courses de la saison 2026, l’un des pires bilans de la série. Leur temps moyen d’arrêt aux stands dépasse de plus de 2,5 secondes la moyenne du peloton, ce qui handicape sérieusement les performances sur piste.
À Phoenix, le 8 mars, Blaney a triomphé malgré deux roues desserrées et des arrêts chaotiques, dans une course marquée par 12 cautions. À Bristol, bien que partis de la pole – première de Blaney en Cup cette année –, les mécanos ont perdu du temps, forçant le pilote à remonter depuis la tête du peloton.
Ces lacunes contrastent avec la vitesse globale de la Ford Penske, qui reste compétitive. L’équipe de pit stop de Ryan Blaney chez Penske sous le feu des critiques après Bristol met en lumière ces frustrations post-Bristol.
Les statistiques soulignent l’urgence :
- Positions perdues : 88 en 8 courses
- Temps moyen pit stop : +2,5 s vs. peloton
- Rang pit crew : parmi les plus bas de la série
Hassler insiste sur le potentiel du groupe, notant des progrès à Martinsville mais des synchronisations perfectibles.
La frustration de Blaney et son crew chief
Blaney n’a pas caché son agacement après les courses récentes. À Bristol, une stratégie pit sous caution – quatre pneus tandis que d’autres optaient pour deux – l’a relégué derrière Kyle Larson et Tyler Reddick, bien qu’il les ait repassés plus tard.
Jonathan Hassler, dans une interview post-Bristol, a défendu ses choix : “Nous pensions pouvoir passer la No. 54 après l’arrêt.” Il admet toutefois que l’équipe No. 12 doit s’améliorer en pit road pour rivaliser au titre.
Un ancien changeur de pneus de Blaney, Ryan Flores, a été plus direct sur le podcast Stacking Pennies : “Ils n’ont zéro confiance. Quelque chose doit changer.” Flores compare à l’an dernier où son crew était sixième en vitesse à Bristol. Cet article de Motorsport.com détaille ses critiques.
Cette pression interne pousse Penske à réagir, malgré des déclarations antérieures minimisant les changements.
L’échange avec Wood Brothers Racing
Team Penske a transféré le jackman Landon Honeycutt, nouveau en Cup cette année, vers la No. 21 de Josh Berry chez Wood Brothers. En contrepartie, Patrick Gray, jackman de la No. 21, rejoint la No. 12 de Blaney.
Gray s’est illustré en 2024 à Phoenix, sautant dans l’équipe No. 22 mid-race pour aider Joey Logano à remporter son troisième titre Cup. Cette expérience pourrait stabiliser les arrêts de Blaney.
Wood Brothers entretient une alliance technique étroite avec Penske, opérant comme une voiture sœur. Cet échange interne vise à injecter de la fraîcheur sans bouleverser les structures.
Penske ne prévoit aucun changement pour l’équipe de pit de Ryan Blaney après Martinsville contrastait avec cette décision récente.
Classement du championnat et enjeux
Blaney occupe la deuxième place avec 324 points après huit courses, à 62 unités de Tyler Reddick (386 points, 4 victoires). Voici le top 5 :
| Rang | Pilote | Points | Victoires |
|---|---|---|---|
| 1 | Tyler Reddick | 386 | 4 |
| 2 | Ryan Blaney | 324 | 1 |
| 3 | Denny Hamlin | 300 | 1 |
| 4 | Ty Gibbs | 281 | 1 |
| 5 | Chase Elliott | 264 | 0 |
Ces pit stops coûteux menacent sa course au titre, surtout face à des leaders comme Reddick dominateur en début de saison.
Perspectives pour la suite de la saison
Ce changement arrive à point nommé avant Talladega et les courses ovales exigeant des arrêts impeccables. Si Gray apporte sa fiabilité, Blaney pourrait transformer ses bonnes performances en piste en victoires régulières.
Penske mise sur cette ajustement pour relancer la No. 12, tout en maintenant Hassler au volant stratégique. L’impact se mesurera vite : une équipe unie en pit road sera clé pour le championnat 2026. Blaney, talentueux et constant, mérite mieux que ces handicaps récurrents.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.