Russell a signé le meilleur temps de la FP1 à Barcelone en 1m16.363s, deux dixièmes devant Piastri sur mediums.

La progression des temps en session
Russell a d’abord signé 1m17.353s sur mediums au tiers de la séance d’une heure. Verstappen a ensuite abaissé la marque à 1m17.047s sur tendres, créant un écart temporaire de 0,306s en faveur du pilote Red Bull. Russell a ensuite repris l’avantage avec 1m16.363s, un chrono qui n’a plus été battu. Cette bascule au milieu de session a opposé la stratégie medium de Mercedes à l’approche soft de Red Bull. Piastri a confirmé la deuxième place à 0,200s sur mediums, tandis que Leclerc terminait à 0,520s sur la SF-26. Verstappen a terminé quatrième après avoir signalé un mélange imprévisible de sous-virage et de survirage.
Le chrono de Russell a été réalisé sur Pirelli mediums, validant la fenêtre choisie par l’équipe. Leclerc, dans une Ferrari lourdement évoluée, n’a pu réduire l’écart au-delà de la demi-seconde. Fornaroli, remplaçant Norris chez McLaren, a pris la cinquième place, confirmant la solidité du package McLaren même avec un rookie. La hiérarchie finale a figé les positions des trois premiers dès la mi-séance.
Les performances des rookies et des remplaçants
Fornaroli a terminé cinquième, premier d’une vague de sept rookies alignés pour satisfaire les quotas FIA. Aron a pris la sixième place au volant de la voiture d’Hulkenberg chez Audi. Lawson a suivi en septième, devant Beganovic qui pilotait la Ferrari de Hamilton. Lindblad et Colapinto ont complété le top 10. Iwasa a terminé quatorzième dans la Red Bull d’Hadjar, et Vesti a pris la quinzième place chez Mercedes à la place d’Antonelli. Herta a bouclé le classement en vingt et unième position lors de sa première FP1 avec Cadillac.
Browning n’a pas pu tourner en raison de problèmes électriques sur la Williams d’Albon, privant l’équipe d’un tour de rodage supplémentaire. Ces remplacements ont permis aux écuries d’évaluer de nouveaux pilotes sur le tracé de Montmeló, terrain d’essai classique pour les obligations rookie. Les temps des remplaçants ont maintenu la cohérence des écuries concernées, McLaren restant deuxième malgré l’absence de Norris.
Les évolutions techniques et leurs limites
La Ferrari SF-26, dotée de mises à jour majeures, n’a pas permis à Leclerc de rivaliser avec les deux premiers. L’écart de 0,520s par rapport à Russell illustre que les modifications n’ont pas encore produit l’effet escompté sur le rythme pur. Verstappen a également rencontré des difficultés de comportement, contrastant avec la stabilité affichée par la Mercedes de Russell sur mediums. Ces observations mécaniques ont été rapportées directement après la séance.
Les données chiffrées confirment que la référence de Russell a résisté pendant la seconde moitié de l’heure. Aucune autre monoplace n’a amélioré le 1m16.363s, y compris les voitures sur tendres. Cette stabilité a opposé la préparation Mercedes à l’approche plus agressive des rivaux.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.