Red Bull Racing annonce une réorganisation de son équipe technique pour renforcer son leadership et accélérer le développement de solutions compétitives. Ben Waterhouse, fidèle de la maison depuis 2014, est promu ingénieur en chef du performance et du design, un rôle qui fusionne les départements design et performance véhicule, sous la supervision du directeur technique Pierre Waché. À partir du 1er juillet, Andrea Landi rejoindra l’équipe en tant que chef de la performance, venant de l’équipe sœur Racing Bulls. [1] [2]
Ces changements interviennent alors que Red Bull traverse un début de saison 2026 difficile, avec seulement 16 points au compteur après trois Grands Prix et une sixième place au championnat constructeurs. La RB22 souffre de problèmes fondamentaux de mise au point, malgré un meilleur résultat de sixième place pour Max Verstappen en Australie. L’équipe mise sur cette restructuration pour relancer ses performances. [2]

Les promotions et arrivées clés
Red Bull a officialisé ces mouvements internes et externes vendredi, soulignant l’importance d’une meilleure intégration entre les domaines techniques. « Cette évolution renforce l’intégration entre ces secteurs et accélérera le développement de solutions compétitives et performantes », explique le communiqué officiel. [1]
Ben Waterhouse prend désormais la tête d’un poste transversal, rapportant directement à Pierre Waché. Ce rôle vise à fluidifier les échanges entre design et performance, deux piliers essentiels pour les évolutions futures de la monoplace.
Andrea Landi, quant à lui, occupera la position de chef de la performance à partir du 1er juillet. Il rapportera à Waterhouse et apporte une expertise pointue en conception automobile.
Red Bull insiste sur sa stratégie : développer les talents internes tout en attirant des experts externes. « Ces changements soutiennent les ambitions techniques à long terme de l’équipe et reflètent notre engagement continu envers le développement des talents internes tout en attirant des expertises leaders du sport », ajoute le team. [1]
Cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de remaniements, avec des départs notables qui ont marqué les derniers mois.
Le parcours impressionnant de Ben Waterhouse
Ben Waterhouse a rejoint l’univers Red Bull en 2014, en provenance de BMW-Sauber, où il occupait un poste clé. Il débute comme directeur technique adjoint chez Toro Rosso (aujourd’hui Racing Bulls), avant de passer chez Red Bull Racing en 2017 en tant que chef de l’ingénierie performance. [2]
Son expérience chez Toro Rosso lui a permis de se familiariser avec la philosophie Red Bull, axée sur l’innovation et la performance pure. Chez l’équipe principale, il a contribué aux succès passés, même si la saison 2026 marque un coup d’arrêt.
La promotion de Waterhouse récompense sa loyauté et son expertise. Il est souvent vu aux côtés de figures comme Laurent Mekies et Pierre Waché lors des briefings techniques.
Ce nouveau rôle élargi lui confère une responsabilité accrue sur l’ensemble du processus de développement, crucial pour corriger les faiblesses de la RB22.
Waterhouse incarne le développement interne prôné par Red Bull, un atout dans un marché des talents F1 ultra-concurrentiel.
Son ascension reflète aussi la stabilité technique malgré les turbulences récentes au sein de l’équipe.
L’arrivée stratégique d’Andrea Landi
Andrea Landi arrive de Racing Bulls, où il était l’un des deux directeurs techniques adjoints sous Tim Goss et Dan Fallows. Il supervisait la conception de la voiture, tandis que Guillaume Cattelani gérait la performance. [2]
Ancien de Ferrari, où il était adjoint au chef de la performance véhicule, Landi possède un CV impressionnant. Après un passage en DTM, il a gravi les échelons en F1 avec une expertise en dynamiques véhicule.
Son transfert interne au sein du groupe Red Bull est logique, renforçant les synergies entre les deux équipes. Chez Racing Bulls, à Faenza, il a contribué à des avancées notables.
À Red Bull, Landi remplacera Waterhouse dans son ancien rôle, avec un focus sur l’optimisation performance dès juillet.
Cette arrivée pallie les départs et injecte une fraîcheur technique, essentielle pour les mises à jour mi-saison.
Landi rejoint une équipe en quête de redressement, avec l’enjeu de booster la RB22 avant les prochaines courses.
Les difficultés de Red Bull en ce début de saison 2026
La RB22 peine avec des problèmes fondamentaux de châssis et d’aérodynamique, rendant la mise au point ardue sur circuits variés. Après l’Australie, les Grands Prix de Chine et du Japon ont accentué les lacunes, limitant les points.
Sixième au classement constructeurs avec 16 points, Red Bull est loin des leaders. Verstappen n’a pas fait mieux que sixième à Melbourne, son meilleur résultat.
Ces soucis contrastent avec les dominations passées, soulignant un besoin urgent d’améliorations. Les ingénieurs luttent pour équilibrer la voiture.
La saison 2026, avec ses nouvelles règles sur la gestion d’énergie, amplifie ces défis pour Red Bull Powertrains.
Pourtant, des signes encourageants à Melbourne montrent un potentiel, comme analysé dans cet article sur les performances de Red Bull en début de saison.
Les départs qui fragilisent l’équipe
Red Bull fait face à une hémorragie de talents : Gianpiero Lambiase, ingénieur de course de Verstappen, part chez McLaren en 2028, suivi de Will Courtenay comme directeur sportif. [2]
Comme détaillé dans notre analyse sur le transfert de Lambiase, ces départs minent la continuité.
D’autres figures comme Rob Marshall ont rejoint McLaren, accentuant les fuites vers les rivaux.
Ces mouvements internes compensent partiellement, mais le défi reste de retenir les cerveaux.
Red Bull mise sur son académie et des recrutements comme Landi pour rebondir.
La perte de Lambiase, pilier des succès de Verstappen, est particulièrement douloureuse.
Perspectives pour la suite de la saison
Ces changements techniques arrivent à point nommé pour les prochaines courses. L’intégration de Waterhouse et l’arrivée de Landi pourraient accélérer les évolutions de la RB22.
Red Bull vise un retour aux avant-postes, avec un focus sur l’innovation pour 2026 et au-delà. Le développement des moteurs maison entre aussi en jeu.
Pour Verstappen et Lawson, ces ajustements sont cruciaux pour viser le titre pilotes.
L’équipe reste confiante : « Nous attirons les meilleurs talents du sport », rappellent-ils. [1]
Reste à voir si cette restructuration portera ses fruits avant la trêve estivale. Red Bull a les ressources pour rebondir, mais la concurrence ne dort pas.
En conclusion, cette remanie technique illustre la résilience de Red Bull face aux défis 2026. Plus consultable sur le site officiel de Red Bull Racing et dans l’article détaillé de Motorsport.com, ces évolutions pourraient marquer un tournant. L’équipe doit transformer ces talents en résultats concrets sur piste pour rester dans la course au championnat. [1] [2]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.