Un an jour pour jour après le limogeage de Christian Horner le 9 juillet 2025, le moteur Red Bull Ford 2026 est gelé en tête de la grille par la FIA.

Évolution interne sous Mekies
Laurent Mekies a repris les rênes le 9 juillet 2025 après vingt ans de règne Horner. Il a conservé 85 % des cadres techniques qui avaient bâti les titres 2022-2023 tout en refusant les changements radicaux.
Mekies a imposé une méthode plus collégiale en posant systématiquement des questions d’ingénierie aux équipes piste. Verstappen a noté après trois Grands Prix que cette approche permettait d’identifier plus vite les problèmes de comportement.
Le Français a aussi stabilisé la direction du team Racing Bulls en parallèle, évitant la dispersion des ressources entre les deux écuries.
Ces ajustements ont permis à Red Bull de corriger partiellement le sous-virage de la RB21 dès Silverstone 2025, réduisant l’écart sur McLaren de 0,6 s à 0,3 s au tour.
Le piège du gel moteur 2026
Red Bull Powertrains a développé le V6 le plus puissant de la grille, devançant Ferrari et Mercedes de 18 chevaux sur banc. La FIA a donc gelé les évolutions pour la saison 2026, confirmant l’analyse initiale après revue.
L’équipe a contesté la décision et demandé un audit supplémentaire, mais les conclusions sont restées inchangées. Horner, maître dans les négociations politiques, aurait probablement obtenu un dédommagement différent.
Le côté électrique et les procédures de départ restent en retrait, exposant Red Bull à des pénalités potentielles sur les 23 courses à venir.
La cure du syndrome du second pilote
Isack Hadjar a pris la deuxième place aux côtés de Verstappen. Le Français a décroché sa première pole position dès Melbourne et une troisième place à Monaco avant rétrogradation.
Cette performance contraste avec les six prédécesseurs qui n’avaient jamais terminé dans les cinq premiers sur une saison complète. Hadjar bénéficie des nouvelles règles 2026 qui réduisent la dépendance au feeling pur.
Parallèlement, le turnover continue : Helmut Marko a été écarté, Gianpiero Lambiase a signé chez McLaren pour 2028 et Paul Monaghan rejoint Cadillac.
Ces départs n’ont pas encore affecté la performance piste, mais ils réduisent la mémoire collective du team sur les réglages aéro.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.