Rallye Islas Canarias 2026 : Solberg se rapproche d'Ogier sous la pluie

Oliver Solberg a réduit l’écart sur le leader Sébastien Ogier à seulement 5,3 secondes lors de la matinée du samedi au Rallye Islas Canarias 2026. Parti avec 8,9 secondes de retard, le pilote Toyota a profité des averses pour mettre la pression sur le nonuple champion du monde. Les conditions humides ont rendu les spéciales glissantes, secouant la hiérarchie dominée par les Toyota GR Yaris Rally1.[1]

Elfyn Evans a brillé en remportant deux spéciales, mais une perte de temps en fin de boucle l’a relégué à 18,2 secondes du leader. Les trois Toyota du top 3 se disputent la victoire sur l’asphalte gran canarien, tandis que les Hyundai peinent à suivre le rythme.

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Une matinée marquée par la pluie et les surprises

La première spéciale de la boucle matinale, Maspalomas (13,47 km), a servi d’électrochoc. Elfyn Evans l’a emportée pour 0,1 seconde devant Solberg, tous deux plus rapides qu’Ogier. Le Français, prudent sur les portions rapides, a vu son avance fondre à 7,3 secondes sur Solberg. Evans a profité de ce temps pour dépasser son coéquipier Sami Pajari et grimper en troisième position globale.[1]

La pluie s’est invitée sur la spéciale 10, Arucas-Firgas-Teror. Evans a de nouveau dominé, signant le meilleur temps 4,4 secondes devant Ogier et 2,5 secondes devant Solberg. Le Gallois s’est hissé à seulement 4,9 secondes de Solberg, entrant dans la bagarre pour la victoire. Les conditions changeantes ont testé la maîtrise des pilotes sur cet asphalte technique.

Malgré l’intensification des averses, la dernière spéciale du matin, Moya-Gáldar (28,90 km), a vu Solberg devancer Ogier de 0,1 seconde. Le leader a été piégé par la pluie dans le dernier split, mais a préservé son avance minimale. “Le réveil en première spéciale n’était pas facile, mais attendu”, a commenté Ogier. “J’ai pris ça plus cool sous la pluie pour éviter les erreurs.”[2]

Solberg, satisfait mais perfectible, a noté : “Je suis content, l’écart se resserre, mais la sensation n’est pas parfaite. C’est glissant et je fais de petites erreurs.” Evans, déçu par sa perte de 8 secondes, a regretté : “Conditions très variables, j’ai lutté sur la longue spéciale. Faut travailler.”[1]

Cette boucle a accentué la domination Toyota, avec les cinq premières places occupées par leurs pilotes. Les modifications d’itinéraire récentes, dues à la tempête Therese comme nous l’avions indiqué, n’ont pas altéré le spectacle.

La hiérarchie après la matinée

Voici le top 10 provisoire après la boucle matinale :

  1. Sébastien Ogier (Toyota) - leader à 5,3 s d’avance sur Solberg.

  2. Oliver Solberg (Toyota) - +5,3 s.

  3. Elfyn Evans (Toyota) - +18,2 s.

  4. Sami Pajari (Toyota) - environ +44 s.

  5. Takamoto Katsuta (Toyota) - 5,8 s derrière Pajari, après une boucle où il a réduit l’écart malgré un tour de rond-point supplémentaire.

  6. Adrien Fourmaux (Hyundai) - +1 m 24,8 s, meilleur Hyundai après avoir doublé Dani Sordo.

  7. Dani Sordo (Hyundai).

  8. Thierry Neuville (Hyundai) - +1 m 51,6 s, en manque de vitesse : “Pas d’équilibre, je fais ce que je peux.”

  9. Josh McErlean (M-Sport Ford) - +2 m 52,3 s.

  10. Jon Armstrong - +3 m 12,3 s.[1]

Les Toyota ont creusé l’écart, Pajari et Katsuta distançant les poursuivants. Katsuta, leader du championnat, a limité les dégâts malgré son erreur : “J’ai raté la sortie du rond-point, stupide.” Fourmaux, constant, monte au classement.

Cette configuration rappelle le Monte-Carlo 2026, où Oliver Solberg avait brillé chez Toyota, confirmant son rôle clé dans la marque japonaise.

Les défis pour les outsiders et WRC2

Les Hyundai souffrent sur l’asphalte canarien. Fourmaux est le plus rapide : “Même performance qu’hier, matinée challenging.” Sordo et Neuville, handicapés par l’équilibre, stagnent. Neuville, champion 2024, reste lucide malgré ses difficultés.

Chez M-Sport-Ford, McErlean et Armstrong ferment le top 10, loin mais réguliers. Les conditions humides favorisent les erreurs, comme le clipping d’armco de Solberg, sans conséquence majeure.

En WRC2, Yohan Rossel (Lancia) domine avec 28,8 secondes d’avance sur Alejandro Cachon. “Conditions piégeuses, grip imprévisible, mais bonne boucle”, a-t-il dit. Son frère Léo suit à 4 secondes.

Ces performances isolées rappellent les éditions passées, comme 2025 où la pluie avait renversé la course. Les teams ajustent setups pour l’après-midi [détails sur wrc.com].[3]

Perspectives pour l’après-midi et le championnat

L’après-midi s’annonce crucial avec des spéciales sèches ou humides. Ogier, constant, vise la gestion : “Rester rapide et consistant.” Solberg pousse pour l’assaut final, Evans récupère du terrain.

Pour le championnat, Katsuta consolide son lead malgré sa 5e place. Une victoire d’Ogier renforcerait Toyota, déjà dominante. Suivez les timings live sur wrc.com.[1]

Ce duel Toyota au sommet promet un final haletant. La pluie a égalisé les chances, mais la maîtrise primera sur les 200 km restants. Reste à voir si Solberg renversera Ogier, dans un rallye qui pourrait redessiner les forces en WRC 2026.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.