Verstappen a terminé à 0,35 s de la pole, réduisant de moitié le déficit Red Bull observé vendredi à Barcelone.

Perte de grip après le virage 10
Verstappen a perdu toute adhérence à partir du virage 10 lors de son tour décisif en Q3. Cette surchauffe des pneus a fait chuter son temps de 0,4 s par rapport aux deux premiers secteurs.
Le pilote Red Bull a confirmé que le phénomène touchait plusieurs concurrents mais a été amplifié par les températures de piste élevées. Le passage en C5 dès le début du relais a provoqué une dégradation accélérée dans les virages lents.
Red Bull avait pourtant réduit son retard de 0,7 s le vendredi à 0,35 s le samedi sans modification majeure de setup. Verstappen a indiqué que seuls des réglages mineurs expliquent ce bond, sans comprendre le mécanisme exact.
Isack Hadjar a également subi une perte similaire dans le secteur final malgré un feeling loin d’être optimal dans la RB22.
Impact du drapeau rouge sur le rythme Q3
Le drapeau rouge provoqué par Charles Leclerc a interrompu la séquence de deux runs rapides que Verstappen et Oscar Piastri avaient déjà complétée.
Les deux pilotes ont dû patienter dix minutes avant de repartir, rompant le rythme habituel de sortie-immédiate. Les rivaux, n’ayant pas encore signé de temps, ont pu enchaîner sur des pneus frais et gagner 0,2 s en moyenne.
Verstappen a précisé que cette pause de dix minutes a empêché l’ajustement précis du mélange carburant entre les deux runs. Hadjar a pour sa part commis une erreur au virage 1, manquant l’apex de 20 cm et perdant 0,15 s dans le premier secteur.
Malgré ces handicaps, Red Bull a verrouillé la troisième ligne, signe que les évolutions apportées à Miami portent leurs fruits sur un circuit exigeant comme Barcelone.
Perspectives pour le Grand Prix
Le déficit de 0,35 s reste concentré sur plusieurs petits virages plutôt que sur les seuls secteurs rapides. Verstappen a insisté sur la nécessité de poursuivre le travail à Milton Keynes.
Hadjar estime que la troisième place était accessible et qualifie l’écart avec le podium de « déprimant ». Les deux pilotes convergent sur le diagnostic : la surchauffe des pneus et la gestion du rythme post-drapeau rouge sont les deux leviers prioritaires.
Le Grand Prix de Barcelone 2026 s’annonce donc comme un test décisif pour valider la direction technique empruntée par Red Bull.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.