Hyundai Shell Mobis World Rally Team a traversé un début de saison 2026 compliqué en Championnat du monde des rallyes. L’équipe coréenne a peiné à extraire du rythme de sa i20 N Rally1, particulièrement sur les surfaces à faible adhérence comme l’asphalte. Toyota a dominé les cinq premières manches, avec des podiums monopolisés et même un quadruplé aux Rallye Islas Canarias le mois dernier.[1]
Le Rallye de Portugal, prévu du 7 au 10 mai, marque le premier véritable rallye sur gravier pur de la saison. C’est l’occasion pour Hyundai d’inverser la tendance grâce à ses atouts sur cette surface. Les essais pré-événement ont boosté la confiance des pilotes et des ingénieurs, avec l’arrivée d’améliorations majeures sur la voiture.[2]

Les difficultés d’Hyundai en début de saison
Hyundai a souffert d’une fenêtre d’exploitation étroite pour sa i20 N Rally1. Sur asphalte, la voiture manque de compétitivité face à la Toyota GR Yaris Rally1. Cela s’est traduit par des résultats décevants lors des cinq premières épreuves.
Toyota a brillé avec des podiums complets dans trois rallyes. Chez les constructeurs, l’écart est significatif après les manches de Monte-Carlo, Suède, Kenya, Croatie et Canaries.[3]
Thierry Neuville, champion du monde 2024, a exprimé la frustration de l’équipe. « Personne ne sait » comment résoudre ces problèmes actuels, a-t-il déclaré après les Canaries.
Malgré cela, Hyundai garde le cap. Les surfaces gravel comme le Portugal rappellent les forces historiques de la i20 N.
Le gravel portugais, terrain de prédilection
Le Rallye de Portugal est un événement emblématique avec 344 km chronométrés sur 23 spéciales. Les routes du Nord et du Centre du pays offrent un mélange abrasif, sableux et technique.
C’est la première manche européenne sur gravier, similaire à l’Acropolis, la Sardaigne ou l’Arabie Saoudite. Hyundai excelle traditionnellement sur ces terrains meubles.[1]
Les prévisions de pluie lors du reconnaissance pourraient atténuer l’inconvénient des ouvreurs de route. Adrien Fourmaux y voit un nouveau départ : « La saison vraiment commence maintenant au Portugal, car c’est une surface différente de tout ce qui a précédé. »
L’itinéraire démarre jeudi après-midi avec des spéciales comme Águeda-Sever. Vendredi et samedi concentrent l’essentiel des défis à Arganil.
Les pilotes Hyundai et leur motivation
Hyundai aligne trois équipages solides pour ce round 6 :
- Thierry Neuville / Martijn Wydaeghe
- Adrien Fourmaux / Alexandre Coria
- Dani Sordo / Cándido Carrera[4]
Fourmaux est confiant après des essais positifs. Il apprécie Portugal malgré des crevaisons passées : « Les fans sont parmi les meilleurs au monde. »
Neuville reste prudent : « Il faut garder les deux pieds sur terre face à un concurrent très fort. Toyota a cinq voitures, nous trois. » Il évoque de bons souvenirs, dont une victoire ici.
Dani Sordo, septuple podiumiste au Portugal, remplace Ott Tänak. Dani Sordo, souffle d’air frais pour Hyundai en WRC 2026, apporte expérience et idées neuves sur les réglages.
Améliorations techniques et ambitions
Hyundai apporte la plupart de ses évolutions testées en 2026, incluant drivetrain, différentiels, amortisseurs et géométrie. La fiabilité progresse étape par étape.[3]
Andrew Wheatley, directeur sportif, cible des objectifs ambitieux : « Nous visons le podium avec nos trois équipages. » L’an dernier, Tänak et Fourmaux flirtaient avec la victoire avant des soucis techniques.
Hyundai accélère ses améliorations en WRC pour combler l’écart avec Toyota, ces upgrades visent justement le gravel.
Face à Ogier, Solberg et les Toyota, la position de départ favorable jeudi aide. Un bon résultat boosterait la seconde moitié de saison.
Sordo confirme : « Nous serons plus compétitifs qu’aux Canaries. Mon but est un podium minimum. »
Le Rallye de Portugal pourrait relancer Hyundai dans la course aux titres. Un podium consoliderait leur vitesse sur gravier et motiverait pour les huit manches restantes sur cette surface. Toyota reste favori, mais les Coréens sont prêts à riposter. Consultez la liste des engagés sur le site officiel WRC.[4]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.