Les pilotes WRC saluent le retour de la spéciale sur le circuit de Monaco

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Le Rallye Monte-Carlo 2025 a marqué les esprits avec le retour tant attendu d’une spéciale super spéciale sur une version raccourcie du mythique circuit de Monaco. Pour la première fois depuis 2008, les bolides du Championnat du monde des rallyes (WRC) ont rugi sur la ligne de départ/arrivée et le port du circuit de Formule 1, sur une distance de 2,65 km. Malgré un temps maussade, des milliers de spectateurs ont bravé les éléments pour assister à ce spectacle inédit.

Cette initiative a été unanimement plébiscitée par les pilotes, qui y voient un moyen idéal de rapprocher le rallye du grand public. Adrien Fourmaux (Hyundai) a remporté la spéciale SS13 avec 0,7 seconde d’avance sur Takamoto Katsuta (Toyota), confirmant l’excitation autour de cet événement. Le pilote néo-zélandais de Formule 1 Liam Lawson a même eu l’honneur d’effectuer plusieurs tours au volant d’une Ford Puma Rally1 avant le début officiel.

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Le retour historique de la spéciale circuit de Monaco

Cette spéciale n’est pas une nouveauté absolue pour le Monte-Carlo. En 2007 et 2008, le circuit de Monaco avait déjà accueilli des étapes similaires. Lors de l’édition 2008, Chris Atkinson (Subaru) et François Duval (Ford) avaient réalisé un temps identique, gravant ce moment dans les annales du WRC.

Pour 2025, les organisateurs ont opté pour une version condensée, utilisant la ligne droite principale et le secteur portuaire. Malgré les conditions humides et glissantes, les Rally1 ont offert un show spectaculaire. Les pavés du circuit, rendus traîtres par la pluie, ont mis à l’épreuve les pilotes chaussés en slicks comme Josh McErlean (M-Sport Ford).

Cette étape finale de la journée de samedi a clos une journée intense dans les Alpes, où Oliver Solberg dominait déjà le Rallye Monte-Carlo 2025. Le public monégasque, souvent distant du rallye limité à un simple podium départ/arrivée, a enfin pu vibrer au plus près de l’action.

L’impact visuel était indéniable : les Hyundai i20 N Rally1, Toyota GR Yaris et Ford Puma ont défilé sous les yeux émerveillés des fans, rappelant les duels légendaires de F1. Cette spéciale courte, typique des super spéciales urbaines, a pourtant transcendé le format habituel grâce à son cadre iconique.

Les réactions enthousiastes des pilotes du WRC

Jari-Matti Latvala, team principal de Toyota, a été le premier à s’enthousiasmer. « C’est ce dont nous avons besoin au WRC. Même avec ce temps, il y a plein de monde, une super ambiance. Il faut ramener le rallye vers les gens », a-t-il déclaré.

Thierry Neuville (Hyundai), champion en titre, a abondé dans le même sens. « C’était cool, bravo aux organisateurs. C’est ce dont le rallye a besoin. Malgré la météo désastreuse, les foules étaient là et le show était bon. Ils devraient le refaire », a-t-il confié à Autosport. Il espère un retour lors des prochaines éditions du Monte-Carlo.

Son coéquipier Adrien Fourmaux, vainqueur de la spéciale, n’a pas caché son plaisir. « C’était sympa de rouler sur le circuit. C’est une super initiative pour Monaco, car les fans suivaient moins le rallye ces dernières années. Maintenant, on leur offre le show, le bruit, l’ambiance. On devrait faire tout le tour, un vrai lap ! », a-t-il souri.

Josh McErlean (M-Sport Ford) a poussé l’enthousiasme plus loin. « C’est énorme pour le sport. C’est dingue de penser où on est et ce qu’on fait. La spéciale était dure sur slicks, les pavés glissaient énormément. Mais c’est la façon parfaite de finir la journée et ce dont le rallye a besoin. Espérons que d’autres villes suivent. »

Ces témoignages soulignent un consensus rare chez les pilotes, souvent critiques des super spéciales. Grégoire Munster (M-Sport Ford) a lui aussi apprécié l’expérience, renforçant l’idée que ce format hybride rallye-circuit séduit.

L’importance stratégique pour la promotion du WRC

Les super spéciales en centre-ville ne sont pas inédites au WRC, mais utiliser un circuit aussi prestigieux que Monaco change la donne. Cela répond à un enjeu majeur : la promotion du championnat, relancé par un nouveau détenteur des droits commerciaux.

Du point de vue des constructeurs, l’exposition médiatique est cruciale. Hyundai, Toyota et Ford ont vu leurs bolides sous les feux des projecteurs, attirant un public F1 vers le rallye. Liam Lawson, présent en spectateur VIP, a testé une Puma Rally1, renforçant les liens entre disciplines.

Malgré la pluie, les tribunes étaient pleines, prouvant l’attrait d’un tel événement. Cela pourrait inspirer d’autres rallyes urbains spectaculaires, comme à Barcelone ou Mexico par le passé.

En lien avec les défis du Monte-Carlo 2025, cette spéciale a offert un contraste bienvenu après les épreuves enneigées. Elle a aussi permis à des pilotes comme Hayden Paddon, de retour au WRC Monte-Carlo 2025, de briller sous les lumières monégasques.

Perspectives et impact à long terme

Ce retour pourrait devenir une tradition annuelle, comme l’espèrent Neuville et Fourmaux. Avec le WRC en pleine mutation réglementaire vers 2027, de telles initiatives sont vitales pour attirer sponsors et fans.

Pour le Monte-Carlo 2026, les organisateurs pourraient étendre la spéciale, comme suggéré par certains pilotes. Cela boosterait encore l’événement d’ouverture de saison, souvent le plus médiatisé.

En conclusion, la spéciale Monaco a ravivé la flamme du rallye auprès des pilotes et du public. Elle démontre que mixer héritage F1 et WRC moderne est une recette gagnante, promettant un avenir plus visible pour la discipline. Reste à voir si cette spéciale iconique s’inscrit durablement au calendrier.

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Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.