Jon Armstrong, la nouvelle recrue de M-Sport-Ford, a marqué les esprits lors du récent Rallye de Croatie WRC 2026. Malgré un abandon prématuré vendredi, le pilote nord-irlandais a enchaîné des temps de scratch dans le top 3 sur dix spéciales, rivalisant avec les usines Toyota et Hyundai. Cette performance confirme qu’il mérite sa place au volant d’une Puma Rally1.[1]
Âgé de 31 ans, Armstrong avait fixé comme objectif en début de saison de prouver sa légitimité dans l’élite après sa deuxième place en Championnat d’Europe des Rallyes 2025. « C’est ma première fois au plus haut niveau, a-t-il déclaré avant Monte-Carlo. Il faut montrer que j’appartiens ici. » Sa sortie croate répond parfaitement à cette ambition.[2]

Une performance étincelante sur l’asphalte croate
Le Rallye de Croatie, disputé du 9 au 12 avril 2026 autour de Rijeka, a révélé le potentiel d’Armstrong. Troisième de la première spéciale, il a frôlé la victoire en WRC pour 0,1 seconde face à Thierry Neuville sur la troisième. Son coéquipier Shane Byrne a joué un rôle clé dans cette adaptation rapide.[3][4]
Malheureusement, une erreur en SS4 l’a envoyé hors piste dans une zone de travaux routiers, endommageant gravement la voiture. Retiré pour la boucle de l’après-midi, il a pu repartir dimanche sous le règlement Rally2. Cette résurrection lui a permis de signer le troisième temps du Power Stage et de Super Sunday, derrière Oliver Solberg et Elfyn Evans.
« Ce week-end a été parfait pour répondre à la question de ma légitimité ici, » a confié Armstrong à Autosport. « Plus de la moitié des spéciales en top 3, c’est fort. Troisième au Power Stage et Super Sunday, je suis satisfait. » Sa Puma, moins développée que les rivales, a tenu bon grâce à une meilleure compréhension de l’aérodynamique.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- 10 spéciales dans le top 3.
- 0,1 s d’écart en SS3.
- 3e au Power Stage (6 points).
- Classement final : 13e avec restart (R).[5]
Cette régularité face à des pilotes expérimentés comme Neuville ou Katsuta, vainqueur final après le drame de la dernière spéciale, impressionne. Takamoto Katsuta s’est imposé devant Neuville, profitant des ennuis Hyundai.[6]
Armstrong anticipe déjà des progrès sur gravier : « Le Kenya n’est pas un vrai gravier, la Suède était sympa. On doit travailler plus sur le loose, mais on n’est pas si mauvais. » Sa vitesse asphaltée ouvre des portes.
Le parcours fulgurant de Jon Armstrong
Champion esports WRC 2017, Armstrong a gravi les échelons rapidement. Dauphin ERC 2025, il a rejoint M-Sport pour 2026 au volant de la #95. Dès Monte-Carlo, Suède et Kenya, il a tourné les têtes sans podium mais avec du rythme.[7]
Profil sur WRC.com met en avant son palmarès : vainqueur ERC à plusieurs reprises, prêt pour l’élite. Sa transition Rally1 n’a pas traîné, prouvant sa polyvalence malgré un apprentissage accéléré.
En Croatie, il défendait presque un titre local après ses succès ERC. « Je savais que si tout est correct, c’est possible, » dit-il. L’adaptation à l’aéro de la Puma a été clé sur les portions rapides.
Son duo avec Byrne, solide, compense son inexpérience WRC. Précédemment sur Rally2, ils visent maintenant les top 5. Les précédentes manches ont posé les bases : rythme sans risques inutiles.
Cette ascension rappelle d’autres talents comme Oliver Solberg, passé par M-Sport. Armstrong, 31 ans, arrive mature, focalisé sur la constance.
Éloges de M-Sport et de l’entourage
Richard Millener, boss de M-Sport-Ford, n’a pas tari d’éloges. « C’est excitant de voir le rythme de Jon et Shane tout le week-end. Combattre au top des chronos contre des Rally1 plus rodés, et repartir avec le troisième du Power Stage et Super Sunday, c’est exceptionnel. » Objectif : battre les usines Hyundai cette année.[1]
La presse locale, comme l’Impartial Reporter, souligne : « Impressionnant en Croatie, mais crash privé de podium. » M-Sport loue sa vitesse pré-accident, confirmant le choix de signer l’Irlandais.[8]
Consultez les résultats complets sur WRC.com. L’équipe regrette l’inconsistance mais savoure les points du dimanche.
Cette sortie booste la moral chez M-Sport, après des débuts solides. Millener vise les top 5 réguliers, Croatie comme tremplin.
Objectifs et perspectives pour la suite
Prochain rendez-vous : Rallye Islas Canarias fin avril. « Un top 5 est possible si on reste propre, » assure Armstrong. Tarmac favorable, il y voit une opportunité de capitaliser sur Croatie.
Sur gravier, défis à relever : Portugal en mai. Mais sa confiance grandit : « On a montré qu’on appartient ici. »
Calendrier WRC 2026 serré, avec Japon et au-delà. Armstrong, 13e provisoire, grimpe au championnat pilotes grâce aux points dimanche.
Pour M-Sport, c’est un signal : challenger Toyota-Hyundai viable avec talents comme lui. Suivez son blog personnel pour plus d’infos jonarmstrongrally.com.[9]
Armstrong incarne l’avenir : vitesse brute, apprentissage rapide. Croatie 2026 marque son entrée fracassante.
Cette performance consolide sa crédibilité et dynamise M-Sport. Avec constance, un podium WRC n’est plus un rêve. Le championnat reste ouvert, Katsuta en tête mais challengé – Armstrong pourrait surprendre. Reste à confirmer sur divers terrains pour viser le top 5 durable.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.