Pato O'Ward : la Formule 1 est devenue un "spectacle artificiel", l'IndyCar offre la vraie course

Pato O’Ward, pilote star d’Arrow McLaren en IndyCar, a récemment exprimé son désintérêt croissant pour la Formule 1. À 26 ans, le Mexicain a passé le cap d’un éventuel transfert en F1 il y a deux ans, préférant se concentrer sur la série américaine où il s’est imposé comme l’un des meilleurs. Dans une interview accordée à FOX Deportes avant le Grand Prix de Long Beach 2026, il a qualifié les nouvelles monoplaces de F1 d‘“artificielles”.

Ce revirement s’explique par les évolutions réglementaires en F1, qui ont, selon lui, dilué l’essence du pilotage pur. O’Ward insiste sur le fait que son ambition n’était pas motivée par la gloire ou l’argent, mais par le plaisir de conduire des machines exigeantes. Aujourd’hui, il trouve cette pureté en IndyCar, à l’approche de la course sur le circuit urbain de Long Beach ce week-end.

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Les critiques acerbes d’O’Ward sur la Formule 1 actuelle

O’Ward n’a pas mâché ses mots lors de l’interview. “Chaque année, ça change plus… honnêtement, les nouvelles voitures de Formule 1 – ce que la série a fait est une erreur. En vérité, quand on les regarde, elles sont artificielles”, a-t-il déclaré. Il pointe du doigt la complexité accrue et les aides électroniques qui facilitent les dépassements, transformant la course en un exercice managérial plutôt qu’en un duel de talents.

Pour le pilote mexicain, appuyer sur un bouton pour activer le DRS ou gérer l’énergie ressemble à un jeu vidéo. “On ne veut pas appuyer sur un interrupteur pour dire : ‘Oh, je vais appuyer pour le dépasser artificiellement’. Ce n’est pas Mario Kart ; on court ici”, s’exclame-t-il. Il préfère pousser les freins et les virages rapides à la limite, sans que la voiture ne décélère d’elle-même en fin de ligne droite.

Cette opinion fait écho à d’autres pilotes. Par exemple, Lando Norris a récemment critiqué les règles “très artificielles” de la F1 2026 sur le site PitStopInsight. O’Ward, qui est pilote réserve pour McLaren en F1 cette saison, n’hésite pas à souligner que la série a sacrifié le sport au profit du spectacle visuel.

Malgré son rôle chez McLaren, O’Ward affirme avoir “zéro désir” de participer à la F1. “La Formule 1 est maintenant un spectacle artificiel, et honnêtement, ça ne m’attire pas”, ajoute-t-il. Cette franchise reflète une tendance plus large chez certains pilotes ovaliers, qui valorisent la proximité et l’intensité des courses IndyCar.

Les nouvelles règles F1 2026, avec leurs moteurs hybrides complexes, aggravent selon lui le problème. Les dépassements assistés et la gestion d’énergie dominent, au détriment du pilotage instinctif.

L’IndyCar, paradis du pilotage pur pour O’Ward

En IndyCar, O’Ward retrouve ce qu’il aime : des monoplaces exigeantes qui récompensent le talent brut. “La faim que j’avais pour la Formule 1 n’était pas pour la gloire ou l’argent… c’était parce que les voitures étaient impressionnantes ; conduire ces voitures était impressionnant”, se souvient-il de l’ancienne ère. Aujourd’hui, l’IndyCar offre “la meilleure série pour un pilote qui veut courir”.

Après une saison 2025 en dauphin à 63 points d’Álex Palou, avec deux victoires, O’Ward vise le titre en 2026. Sa McLaren n°5 Chevrolet est compétitive, comme en témoigne sa récente performance à Barber, bien que confuse selon cet article sur PitStopInsight.

Les circuits variés, des ovales aux rues, testent les pilotes sans artifices excessifs. À Long Beach, un tracé urbain technique, les dépassements se gagnent au frein et à l’attaque, pas par un bouton.

O’Ward apprécie aussi l’égalité relative des monoplaces IndyCar, favorisant les duels serrés. “Ici, en IndyCar, c’est où se trouve la vraie course”, martèle-t-il.

À l’approche du Grand Prix de Long Beach 2026

Le Grand Prix Acura de Long Beach, cinquième manche de la saison IndyCar 2026, se tient du 17 au 19 avril. O’Ward, dixième au général après Arlington, vise la victoire sur ce circuit qu’il adore. Pour le programme complet, consultez l’article dédié sur PitStopInsight.

Voici les principaux points du week-end :

  • Vendredi 17 avril : Essais libres et qualifications pour les séries support.
  • Samedi 18 avril : Qualifications IndyCar (Fast Six), course IMSA.
  • Dimanche 19 avril : Course principale IndyCar à 15h (heure locale), environ 85 tours.

Pato O’Ward partagera la piste avec des rivaux comme Palou, Dixon et McLaughlin. Sa forme récente, malgré des frustrations comme à St. Pete où il déplore que l’IndyCar soit traitée en “course de support”, le motive.

L’événement attire des milliers de fans, avec une diffusion sur FOX Sports. Pour plus de détails, voir le site officiel IndyCar.

Perspectives pour O’Ward et l’IndyCar

O’Ward reste focalisé sur l’IndyCar, malgré les rumeurs F1. Son contrat avec McLaren jusqu’en 2026 et son rôle réserve montrent une polyvalence, mais son cœur est aux États-Unis. “Aujourd’hui, c’est la meilleure série pour un pilote qui veut de la course”, répète-t-il.

Cette déclaration pourrait inspirer d’autres talents à rester en IndyCar, série souvent éclipsée par la F1 mais riche en spectacle pur. Long Beach sera un test clé pour ses ambitions championnes.

À suivre ce week-end, où O’Ward pourrait transformer ses mots en actes sur la piste. L’IndyCar continue d’affirmer sa place comme pinacle du pilotage authentique.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.