Pato O’Ward en quête de réponses après une journée « confuse » à Barber

Pato O’Ward arrivait à Barber Motorsports Park sur une belle dynamique, avec trois top cinq consécutifs à son actif. Mais ce momentum s’est brutalement arrêté dimanche, avec une 17e place finale pour le pilote mexicain de l’équipe Arrow McLaren. Sur ce circuit naturel de 2,3 miles comptant 17 virages, où il excelle habituellement, O’Ward n’a jamais pu se hisser dans le top 10.

Parti 12e au volant de sa Chevrolet n°5, il a reculé dès le départ et a enchaîné les difficultés tout au long des 90 tours. Cette performance inhabituelle contraste avec son palmarès sur ce tracé : une victoire en 2022, deux autres top cinq et une sixième place en six départs précédents.

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L’historique solide de O’Ward à Barber Motorsports Park

Barber Motorsports Park a longtemps souri à Pato O’Ward. En 2022, il y avait décroché sa première et unique victoire sur ce circuit exigeant, démontrant sa maîtrise des virages techniques et des dénivelés naturels. L’année précédente, en 2021, il avait signé la pole position avec un tour record, prouvant sa vitesse pure en qualifications.

Ses cinq derniers départs ici se soldaient par quatre top six, un bilan impressionnant qui en faisait un favori logique pour 2026. Vendredi, lors de la première séance d’essais, il se classait troisième avec un chrono de 1:07.4158, confirmant les attentes. Mais le reste du week-end a tourné au cauchemar, sans explication claire.

O’Ward avait adopté une nouvelle approche avec sa monoplace, comme il l’expliquait avant la course : « Nous avons apporté quelque chose de différent… Si vous gardez le même, vous acceptez la défaite ». Malheureusement, cette stratégie n’a pas porté ses fruits.[1]

Ce circuit, connu pour ses défis comme le secteur 2 sinueux, récompense généralement la constance d’O’Ward. Sa déception est d’autant plus grande qu’il visait sa dixième victoire en IndyCar.

Le déroulement chaotique de la course pour O’Ward

Dès le drapeau vert, O’Ward a perdu quatre positions après un contact au départ, tombant en 16e place. Malgré un premier arrêt aux stands correct, passant des pneus alternatifs rouges aux primaires noirs, il n’a pas retrouvé de rythme. Le second stop l’a relégué en 13e, et le troisième en 16e, avant que Romain Grosjean ne le passe pour la 17e.

Aucune neutralisation n’a perturbé la course, avec 90 tours au drapeau vert. Alex Palou a dominé, menant 79 tours pour s’imposer devant Christian Lundgaard et Graham Rahal. O’Ward, lui, a terminé à moins d’une seconde de Scott McLaughlin, en queue de peloton.

Les stratégies d’Arrow McLaren étaient similaires entre les deux voitures, mais les résultats divergents. Lundgaard, parti 10e, a réalisé 11 dépassements – le plus du lot – mais a perdu la victoire sur un arrêt final raté de 17,8 secondes. Cet erreur tardive aux stands a privé Christian Lundgaard de la victoire à Barber.

O’Ward s’est senti impuissant : la voiture s’est affaiblie session après session, sans gain en performance.

Réactions et analyses après la course

« C’était une journée vraiment difficile pour nous ici à Barber », a déclaré O’Ward, 26 ans. « Je n’ai pas de réponse pour l’instant sur la raison de nos difficultés. Je suis content de voir la n°7 de Christian monter sur le podium ; je sais qu’ils luttaient pour la victoire. »

Il a insisté sur la confusion : « Nous devons voir où nous avons déraillé, mais nous n’étions pas si différents de leur voiture, donc c’était une journée très confuse et un de ces week-ends où je me suis senti impuissant dans la monoplace. » Cette proximité de setups rend l’analyse ardue pour l’équipe.

Dans un entretien plus franc, O’Ward n’a pas mâché ses mots : « Nous nous sommes fait kicker le cul. C’est ce que nous pouvons retenir. » Une frustration palpable, surtout après un début de saison solide.[2]

Malgré tout, il y voit un déclic : « Le bon côté d’une déroute comme celle-ci, c’est que ça vous met en surrégime. Nous pousserons dur pour éviter que ça se reproduise. »

Impact sur le classement du championnat IndyCar

Cette 17e place relègue O’Ward de la troisième à la sixième place au championnat après quatre courses, avec 106 points contre 156 pour le leader Kyle Kirkwood. Alex Palou, vainqueur du jour, revient à 154 unités.

Voici le top 10 après Barber :

    1. Kyle Kirkwood : 156 points
    1. Alex Palou : 154 points
    1. Christian Lundgaard : 121 points
    1. David Malukas : 116 points
    1. Josef Newgarden : 113 points
    1. Pato O’Ward : 106 points
    1. Scott McLaughlin : 99 points
    1. Marcus Ericsson : 99 points
    1. Marcus Armstrong : 98 points
    1. Scott Dixon : 85 points

Pour plus de détails, consultez le classement du championnat IndyCar après Barber 2026. Lundgaard monte sur le podium provisoire grâce à sa constance.[3]

Cette épreuve souligne les écarts au sein d’Arrow McLaren : un podium pour l’un, zéro point pour l’autre.

Perspectives et leçons pour la suite de la saison

Arrow McLaren doit analyser en urgence ces divergences. O’Ward, après une saison 2025 exceptionnelle (deuxième au général), veut rebondir vite. Prochaine course : Long Beach, où il excelle historiquement.

L’équipe se concentre sur les faiblesses en qualifications et en rythme de course. Comme le dit O’Ward, cette claque motive : passer à la vitesse supérieure.

La saison IndyCar 2026, avec ses 18 manches, reste longue. Barber rappelle que rien n’est acquis, même pour les favoris. Consultez le rapport de course officiel d’Arrow McLaren pour plus d’infos.[4]

O’Ward sort de Barber plus déterminé, prêt à transformer la frustration en carburant pour les victoires à venir. Cela pourrait redessiner la lutte pour le titre face à Kirkwood et Palou.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.