Oliver Solberg, au volant de sa Toyota GR Yaris Rally1, a surpris tout le monde en prenant la tête du Rallye de Portugal WRC à l’issue de la première journée. Cette première épreuve purement gravière de la saison a vu le pilote suédois devancer Adrien Fourmaux (Hyundai) de 3,4 secondes, tandis que Sébastien Ogier (Toyota) complète le podium à 7,2 secondes. Solberg a brillé dans des conditions difficiles, avec des spéciales gravière rugueuses et un super spécial asphalte.[1]
La journée s’est déroulée jeudi, marquant un départ en fanfare pour Toyota malgré les ambitions affichées par Hyundai. Les Coréens, avec une mise à jour moteur et une i20 N adaptée au gravier, visaient un renversement de tendance. Fourmaux a ouvert les hostilités en remportant la première spéciale, mais Solberg a riposté avec brio.

La première spéciale : un départ serré
La spéciale d’ouverture, longue de 15,08 km, a été remportée par Adrien Fourmaux pour seulement 0,1 seconde d’avance sur Elfyn Evans (Toyota). Malgré son rôle d’ouvreur de route, le Gallois a impressionné en nettoyant peu la trajectoire. Oliver Solberg, parti en quatrième position, a flirté avec la victoire, menant aux splits intermédiaires avant de céder 0,2 seconde.
Dani Sordo (Hyundai) a suivi de près avec le quatrième temps, à 1,2 seconde de son équipier. Sébastien Ogier, septuple vainqueur du Portugal, a peiné avec l’équilibre de sa GR Yaris, signant le temps le plus lent des Toyota, à cinq secondes du rythme.
Les équipes M-Sport-Ford, avec Josh McErlean, Jon Armstrong et Mārtiņš Sesks, ont opté pour des pneus durs pour préserver les gommes tendres face à la pluie attendue. McErlean a devancé Thierry Neuville, ralenti par un demi-tour, pour le huitième temps.
Cette ES a montré un gravier moins nettoyé que prévu, avec une surface se dégradant pour les derniers partants.
Solberg domine la deuxième spéciale
La seconde ES, Sever/Albergaria de 20,24 km, a été plus sélective avec du gravier meuble en tête de peloton. Parti quatrième, Solberg a survolé l’épreuve, devançant Neuville de 1,4 seconde et prenant la tête du rallye.
Neuville, malgré un manque de confiance dans l’adhérence, a grimpé de la neuvième à la troisième place. Ogier s’est amélioré, à 3,1 secondes de Solberg, passant quatrième puis troisième après le super spécial.
Evans et Ogier ont partagé les honneurs du super spécial Figueira da Foz. Neuville a terminé la journée à 0,2 seconde d’Ogier et 0,1 seconde devant Evans.
« C’est agréable d’être dans la bagarre devant, c’est pour ça qu’on est là. Malheureusement, un demi-tour en première ES nous a coûté du temps. Du boulot pour demain, mais on va essayer », a déclaré Neuville.[2]
Classement général après la première journée
Voici les dix premiers au général :
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- Oliver Solberg (Toyota)
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- Adrien Fourmaux (Hyundai) +3,4 s
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- Sébastien Ogier (Toyota) +7,2 s
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- Thierry Neuville (Hyundai) +7,4 s
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- Elfyn Evans (Toyota) +7,5 s
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- Sami Pajari (Toyota) +10,7 s
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- Dani Sordo (Hyundai) +11,7 s
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- Takamoto Katsuta (Toyota) +15,9 s
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- Josh McErlean (Ford)
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- Jon Armstrong (Ford)
Solberg a commenté : « J’ai juste essayé d’être propre et de prendre ça cool. Pas de service jusqu’à vendredi, on ne veut toucher à rien. C’est un bon début, mais c’est long et chaque jour sera différent. »
Ce classement reflète la férocité des débats, avec Toyota dominant mais Hyundai mordant aux chevilles.
Les stratégies des équipes
Hyundai a misé sur ce rallye pour inverser la tendance, avec sa i20 N gravière et la mise à jour moteur décrite ici. Fourmaux et Sordo ont confirmé ce potentiel dès le début.
Toyota bénéficie de la forme d’Ogier, champion en titre, malgré un début poussif. Solberg, en pleine ascension, exploite les faiblesses des ouvreurs.
M-Sport a privilégié la conservation des pneus, au prix d’une perte de grip jeudi. McErlean a limité les dégâts.
Vendredi propose sept ES pour 96,22 km, avec un service éloigné, testant la fiabilité comme exploré dans cet article.
Perspectives pour la suite du rallye
La pluie attendue samedi et dimanche ajoutera du piment. Les pneus tendres seront cruciaux.
Solberg devra gérer son avance sans excès de confiance. Hyundai, avec Neuville et Fourmaux, peut frapper fort sur gravier.
Ogier, habitué des lieux, reste une menace. Evans et Katsuta doivent progresser.
Ce début promet un duel Toyota-Hyundai intense, avec des enjeux pour le championnat.
Solberg mène pour l’instant, mais le Rallye de Portugal reste impitoyable. Vendredi dira si Toyota confirme ou si Hyundai renverse la vapeur. Les fans attendent avec impatience ces 96 km décisifs, qui pourraient redessiner les hiérarchies en WRC.[3]
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.