Le nouveau format des courses en Formule E pour l'ère Gen4 en 2026-27

La Formule E se prépare à une révolution avec l’arrivée de la Gen4 à la fin de l’année 2026, pour la saison 2026-27. Cette nouvelle monoplace, plus puissante et capable de dépasser les 800 chevaux, incite la FIA et les organisateurs à repenser le format des courses. L’objectif est de mettre en valeur la vitesse pure tout en préservant la gestion d’énergie, pilier de la discipline depuis ses débuts.

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Pablo Martino, responsable de la Formule E à la FIA, explique que la Gen4 ouvre des possibilités inédites. Les week-ends à double course pourraient opposer une épreuve axée sur la performance à une autre centrée sur l’efficacité énergétique. Ces changements visent à offrir des spectacles variés sans dénaturer l’ADN compétitif de la série.

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Les évolutions du format de course

La Gen3 a brillé par ses pelotons serrés et ses stratégies intenses jusqu’au dernier tour. Avec la Gen4, plus rapide que les Formule 2 actuelles, la FIA explore des distances variables. Une course plus courte, avec la même énergie allouée, réduirait le pourcentage de lift-and-coast, permettant des runs à fond.

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Pablo Martino souligne : « Si on raccourcit la course et qu’on donne la même énergie, on obtient un pourcentage beaucoup plus faible, pour une course plus traditionnelle où tout le monde pousse à fond jusqu’au drapeau à damier. » Cela mettrait en lumière le potentiel de la Gen4, tout en gardant une course d’efficacité pour les jours suivants.

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Les équipes pourraient adapter leurs réglages : aéro haute pour les qualifications, basse pour la course afin d’optimiser la traînée. La capacité énergétique passe à 55 kWh, une hausse de 43 %, favorisant des stratégies audacieuses.

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Le Pit Boost et l’Attack Mode restent centraux. La charge rapide pourrait devenir obligatoire à chaque course, et non plus seulement une manche sur deux. Martino précise que pour les courses classiques de 40-45 minutes, le Pit Boost sera conservé.

Enfin, pas de « sprint » contre « feature » : toutes les victoires comptent pareil. Cela évite de dévaloriser une épreuve, contrairement à d’autres catégories.

Équilibre performance et efficacité

La Gen4 délivre 600 kW en Attack Mode (environ 804 ch), avec quatre roues motrices permanentes et une régénération à 700 kW. Top speed : 335 km/h. Ces specs permettent des courses « flat-out » sans sacrifier l’identité électrique.

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Dans une course performance, le faible lift-off favoriserait les dépassements purs. L’autre jour mettrait l’accent sur l’économie d’énergie, reproduisant les duels tendus de Gen3, comme à Berlin où les pilotes géraient au dixième près.

Les simulations FIA indiquent des pelotons compacts malgré l’aéro accrue. Martino insiste : « Nous attendons toujours des courses packées et intenses jusqu’au bout. »

Les stratégies évoluent avec des kits aéro interchangeables (haute/basse appui). Plus d’énergie signifie moins de stress sur la batterie, mais toujours des choix tactiques.

Pour les spectateurs, cela offre variété : vitesse brute un jour, management fin l’autre. Un calendrier provisoire de 18-20 manches, avec cinq double-headers (Jeddah, Monaco, COTA, Shanghai, Tokyo), testera ce format.

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Impact sur le pilotage roue contre roue

L’aérodynamique gagne en importance avec la Gen4, rendant les dommages cosmétiques critiques. Un aileron endommagé pourrait plomber les performances, contrairement aux générations précédentes.

Martino avertit : « Les pilotes devront regarder de plus près les dommages subis. L’aéro sera plus critique, changeant légèrement le comportement sans altérer le style racing. » Mitch Evans ajoute : « Il faudra être plus discipliné sur les contacts. »

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Malgré cela, l’ADN pack racing persiste grâce à la gestion énergie. La Gen4, plus large (1790 mm) et lourde (954 kg), pourrait compliquer les suivis rapprochés, mais l’AWD et l’ABS illimité compensent.

Exemples Gen3 : à Shanghai, Nato, Mortara et Bird se battaient dans l’Attack Zone sans gros risques. Avec Gen4, prudence accrue, mais overtakes boostés par Attack Mode à 600 kW.

Les équipes gagnent deux mécaniciens pour la complexité accrue. Un système de tokens remplace les evo mid-cycle, comme en WEC.

Stratégies et outils phares

  • Attack Mode : Obligatoire, boost à 600 kW pour dépasser.
  • Pit Boost : Énergie supplémentaire en stand, discuté pour les courses courtes.
  • Charge rapide : Potentiellement systématique.
  • Régénération : 700 kW max, plus de 40 % récupéré.

Ces outils maintiennent l’excitation. Martino : « Pour les courses typiques, on déploie le Pit Boost. »

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Réunion à Paul Ricard fin avril 2026, post-lancement Gen4. Règlements sportifs finalisés bientôt, pour approbation au WMSC du 23 juin.

Pour plus de détails sur la Gen4, consultez la fiche technique FIA.

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Vers une saison 2026-27 inédite

La Formule E équilibre innovation et tradition avec la Gen4. Ces formats variés promettent des week-ends dynamiques, où performance et stratégie s’entremêlent. Les pilotes et équipes s’adaptent à une monoplace F1-like, tout en gardant l’essence électrique.

Si les règles sont validées en juin, la saison 2026-27 pourrait redéfinir le championnat. Attendez-vous à des courses intenses, avec des implications majeures pour le titre. La Gen4 élève la barre, confirmant la Formule E comme laboratoire du motorsport durable.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.