Norris et Leclerc convoqués à Monaco : la FIA veille sur les conférences de presse

Norris et Leclerc ont été convoqués par les stewards de la FIA vendredi après leur arrivée tardive à la conférence de presse officielle du jeudi à Monaco.

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Le cadre réglementaire strict de la FIA

L’article B10.1.1a du règlement sportif de la Formule 1 impose aux pilotes sélectionnés d’être présents à la conférence de presse du jeudi. Cette obligation découle directement des exigences en matière d’activités médiatiques et de cérémonies officielles.

La session actuelle divise les six pilotes en deux groupes de trois, étalés sur un créneau d’une heure. Ce format remplace l’ancien rassemblement plus large jugé inefficace en raison de la concentration des questions sur un ou deux pilotes et des perturbations possibles.

Les pilotes non retenus pour la conférence principale doivent participer à une session distincte, programmée pour ne pas chevaucher l’événement principal. Ce découpage vise à garantir une répartition plus équilibrée de l’attention médiatique.

La convocation de Norris et Leclerc porte précisément sur une violation alléguée de cet article B10.1.1a liée à leur retard à la conférence du jeudi. Même si l’infraction paraît mineure, elle reste soumise à l’examen des stewards.

Évolution des pratiques depuis l’ère Mosley

Sous la présidence de Max Mosley, les choix des participants aux conférences étaient souvent motivés par la volonté de créer des tensions entre équipes et pilotes en conflit ouvert. Les sélections actuelles se font de manière quasi-aléatoire, reflétant une approche plus professionnelle.

En 2024, la FIA a intensifié ses contrôles sur le langage lors des sessions officielles. Leclerc a écopé d’une amende de 10 000 euros pour des propos en langue anglo-saxonne au Mexique. Verstappen a quant à lui été contraint à des travaux d’intérêt général pour des propos jugés grossiers lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Ces précédents montrent que la FIA traite les manquements aux obligations médiatiques avec une constance accrue, indépendamment de l’importance sportive du pilote concerné.

Verstappen lui-même a échappé à toute sanction en Autriche 2024 après un retard à la conférence du jeudi, car son équipe avait prévenu la FIA à l’avance et les stewards ont conclu que toutes les mesures raisonnables avaient été prises.

Conséquences potentielles pour le week-end monégasque

Le retard de Norris et Leclerc intervient avant même le premier tour de roue sur le circuit de Monaco. La procédure des stewards se tiendra donc vendredi, avant les essais.

Le format télévisé en direct de la conférence renforce l’exigence de ponctualité, tant pour la FIA que pour les détenteurs des droits commerciaux. Une sanction pourrait prendre la forme d’une amende ou d’une simple admonestation, à l’image des cas antérieurs.

Les équipes McLaren et Ferrari devront justifier les circonstances du retard pour espérer une issue clémente comparable à celle accordée à Verstappen en 2024.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.