Carmelo Ezpeleta, PDG de MotoGP Sports Entertainment Group (MGPEG), se montre optimiste quant à la conclusion d’un accord commercial avec les constructeurs pour la période 2027-2031. Malgré des négociations qui durent depuis près d’un an, le dirigeant espagnol assure que les discussions avancent positivement. Lors d’une présentation du Grand Prix de Catalogne à Barcelone, il a minimisé les tensions et insisté sur l’engagement commun pour l’avenir du championnat.[1]
Cette confiance intervient alors que le MotoGP connaît une transformation majeure avec l’arrivée de Liberty Media, propriétaire des droits depuis l’an dernier. L’intérêt des investisseurs et des villes hôtes pour les 22 Grands Prix existants est à son comble, avec même des candidatures pour atteindre 27 épreuves. Ezpeleta souligne que les constructeurs ont déjà préparé leurs motos et engagé leurs pilotes pour 2027, preuve de leur implication.[2]

Les négociations avec les constructeurs : un marathon sans fin
Les pourparlers entre MGPEG (ex-Dorna) et les cinq constructeurs – Ducati, Honda, Yamaha, KTM et Aprilia – portent sur un nouvel accord-cadre, souvent comparé à l‘“Accord Concorde” de la Formule 1. Ce contrat définira les droits, obligations et répartition des revenus pour cinq ans. Les tensions ont culminé récemment, avec un boycott d’un dîner organisé par Dorna par Aprilia, KTM et Yamaha juste avant le GP de France.[3]
Malgré cela, Ezpeleta balaie les rumeurs de délais stricts, comme celui évoqué autour du GP de France le 10 mai. “Il n’y a pas de deadlines. L’an prochain en mars, le championnat commence ; tous les constructeurs ont déjà construit les motos et signé leurs pilotes”, a-t-il déclaré. Il voit dans les discussions prolongées un signe de sérieux : “Je n’aime pas les gens qui ne discutent pas les contrats, car si ils ne discutent pas, c’est qu’ils n’ont pas l’intention de les respecter.”[4]
Les constructeurs exigent une révision des finances, alors que Liberty Media promet une explosion des revenus grâce à son expertise en divertissement. Des avancées ont été notées après une réunion à Austin en avril, avec des propositions comme 9 millions d’euros par équipe. Cependant, aucun contrat n’est signé à ce jour, freinant aussi le marché des pilotes.[5]
Pourtant, des signaux positifs émergent : Honda aurait paraphé un pré-accord, et les équipes satellites comme Pramac ou Tech3 négocient leurs engagements. L’unité des fabricants reste forte, mais Ezpeleta prédit une issue favorable : “Nous discuterons pour les respecter, mais nous arriverons à un accord, c’est sûr.”[6]
Cette période de transition s’inscrit dans un contexte de réformes techniques pour 2027, avec des concessions pour équilibrer les forces et des moteurs potentiellement gelés. Les enjeux financiers pourraient redéfinir la grille, avec des équipes comme Gresini envisageant un départ de Ducati. Pour en savoir plus sur l’accord Concorde en approche.[2]
L’impact de Liberty Media et les nouveautés à venir
Liberty Media apporte un vent de fraîcheur au MotoGP, inspiré de son modèle F1. “Liberty ne nous demande pas ; presque tout ce qu’ils disent, nous le disons aussi”, confie Ezpeleta. Leur expertise en spectacle se concrétise par le premier “Fan Fest” à Barcelone, en plein cœur de la ville, avant un déploiement progressif.[1]
Ce festival vise à immerger les fans, à l’image des événements F1, boostant l’engagement et les revenus médias. Parallèlement, la Thaïlande est confirmée comme ouverture du calendrier 2027 au Chang International Circuit, avec des billets déjà en vente. Cela contredit les incertitudes antérieures, signe que le planning se précise malgré les négociations.[7]
D’autres changements s’annoncent : l’Australie passe à un circuit urbain à Adélaïde en 2027, une première pour les Grands Prix en ville. Le calendrier restera à 22 épreuves maximum, limitant les GP espagnols à moins de quatre, selon Ezpeleta : “Ce sera difficile ; je suis fier que la Catalogne soit le berceau du MotoGP, mais nous ne pouvons pas dépasser 22 courses.”[8]
- Principales nouveautés 2027 :
- Égalité entre équipes usine et satellites en termes de soutien Dorna.
- Contrat Pirelli prolongé jusqu’en 2031.
- Potentiel passage à 25 Grands Prix discuté, mais non acté.
- Concessions techniques pour Honda et Yamaha.
Liberty pousse aussi pour un spectacle accru, avec plus d’interactions fans-pilotes. Ces évolutions pourraient attirer de nouveaux sponsors, mais dépendent de l’accord commercial. Détails sur les tensions récentes.[1]
Les défis pour l’Espagne et l’avenir du championnat
L’Espagne, avec ses quatre GP actuels (Catalogne, Aragon, Jerez, Valence), risque de voir ce nombre réduit. Ezpeleta, Barcelonais de naissance, regrette mais priorise l’équilibre mondial : “Avoir quatre en Espagne sera très difficile.” Des rotations ibériques sont envisagées, comme l’Aragon potentiellement écarté.
Cette rationalisation fait écho aux demandes des équipes pour limiter la fatigue. Les pilotes comme Pol Espargaró, présent à la présentation catalane, incarnent la relève locale. Pourtant, le focus reste sur la stabilité économique post-Liberty.
Les constructeurs blufferaient-ils ? Ezpeleta le pense : “La situation est positive. Nous sommes heureux ; les constructeurs et équipes sont vitaux.” Avec les motos 2027 en développement, un accord semble imminent.
Pour les fans, l’enjeu est clair : un contrat signé débloquerait le mercato pilotes et confirmerait la grille. Honda vise six motos, KTM et Yamaha challengent Ducati. Suivez les dernières sur Crash.net.[4]
Perspectives et enjeux pour 2027
En conclusion, le MotoGP navigue en eaux agitées mais prometteuses. L’optimisme d’Ezpeleta, couplé aux avancées de Liberty, laisse présager un accord rapide post-GP de France. Cela stabiliserait le championnat, libérant le marché des transferts et affinant le calendrier avec la Thaïlande en ouverture.
Pour les constructeurs, l’équilibre financier et technique sera clé face à la domination Ducati. Les fans attendent un spectacle renouvelé, avec Fan Fests et réformes. L’avenir s’annonce radieux si l’unité prime.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.