Toto Wolff a admis après le Grand Prix de Belgique que Mercedes possède le power unit le plus puissant, aveu aussitôt validé par Laurent Mekies de Red Bull.

L’aveu de Wolff et la confirmation de Red Bull
Toto Wolff a déclaré à Sky Sports F1 après Spa que Mercedes disposait du moteur le plus puissant de la grille, tout en soulignant les problèmes de fiabilité qui ont coûté des points à l’équipe.
Laurent Mekies a abondé dans le même sens le lendemain, confirmant que Mercedes conservait un avantage significatif sur les lignes droites la plupart des week-ends.
Le premier cycle ADUO avait déjà placé Red Bull-Ford en tête du classement V6, avec Mercedes entre 2 et 4 % derrière, soit une différence qui permet à Red Bull une mise à niveau supplémentaire.
Ferrari, Audi et Honda se situaient quant à eux à plus de 4 % du leader, ouvrant droit à deux mises à niveau cette saison et deux supplémentaires en 2026.
Le second cycle ADUO, lancé à Monaco, s’achève après le Grand Prix de Hongrie, avec publication des résultats attendue dans les deux semaines suivantes.
Les enjeux de l’ADUO pour les mises à niveau 2026
Red Bull craint que ses rivaux puissent encore améliorer leurs V6 alors que le système figerait théoriquement les niveaux, maintenant Red Bull en tête du classement.
Mercedes, malgré ses défaillances mécaniques à Silverstone, Montréal et Barcelone, a montré une vitesse de pointe supérieure lors des derniers Grands Prix.
Si le second cycle ADUO inverse le classement et place Mercedes en tête, Red Bull devra se situer à au moins 2 % derrière pour conserver ses droits à mise à niveau.
L’Audi a déjà appelé à une refonte du système ADUO, craignant des exploitations abusives des règles actuelles.
Les résultats officiels du premier cycle n’ont toujours pas été publiés malgré la demande de révision de Red Bull.
Conséquences directes sur la saison 2026
Un classement final plaçant Mercedes en tête du power unit donnerait à l’équipe allemande une marge de développement plus importante pour les nouvelles unités de puissance 2026.
Red Bull-Ford, actuellement leader ADUO, pourrait se retrouver limité dans ses évolutions si l’écart avec Mercedes se creuse au-delà des 2 %.
George Russell a subi des pertes de vitesse en ligne droite à Spa, illustrant que même le moteur le plus puissant ne compense pas les problèmes de fiabilité rencontrés cette saison.
Kimi Antonelli a également pâti d’un abandon à Silverstone, alors que l’équipe visait des podiums réguliers.
L’avantage sur les lignes droites observé la plupart des week-ends donne à Mercedes une base solide pour les futures évolutions réglementaires.
Si Ferrari ne corrige pas sa fenêtre d’undercut avant le GP d’Autriche du 29 juin, l’écart constructeurs avec McLaren franchira la barre des 80 points.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.