Antonelli a craint pour son avenir chez Mercedes après un podium au Canada suivi de sept courses sans points en 2025.

La descente aux enfers après le Canada
Après son podium historique au Grand Prix du Canada 2025, Antonelli a vu sa saison basculer avec l’introduction d’une nouvelle géométrie de suspension arrière qui a réduit son feeling en freinage. Mercedes a conservé cette configuration jusqu’en Hongrie, soit six Grands Prix, malgré des qualifications ratées et une élimination en Q1 au sprint et au Grand Prix de Belgique. L’écart de performance mesuré à mi-relais est passé de +0,4 s à -0,2 s en défaveur d’Antonelli par rapport à Russell.
Toto Wolff a qualifié la course d’Antonelli à Monza d’« underwhelming », marquant le point bas de la confiance du pilote. Le rookie italien, plus jeune pilote à monter sur un podium en F1, a accumulé sept courses consécutives sans points entre le Canada et la Hongrie, atteignant un nadir avec zéro progression en qualifications.
Antonelli a déclaré à Autosport que cette période difficile lui a permis de mieux se connaître : « Last year was definitely a big feature. I would doubt a lot about myself, especially during that period. » Cette admission confirme le rôle central de la traversée du désert dans sa maturation.
La persistance de Mercedes avec la suspension jusqu’en Hongrie, où Wolff l’a « consignée au bin », a opposé une stratégie théorique à la réalité du feeling du pilote, entraînant une perte de confiance mesurable sur cinq week-ends.
La renaissance et la série de victoires
En 2026, Antonelli a ouvert sa saison par une première victoire suivie de quatre succès consécutifs, une séquence unique dans l’histoire de la F1. Russell, relégué à la troisième place du championnat, cherche à contrer cette domination pendant qu’Antonelli maintient une confiance retrouvée sans remise en question de ses capacités.
Antonelli a expliqué à Autosport que cette année il ne doute plus : « This year, so far, I haven’t been questioning or doubting myself. » La maturité acquise en 2025 lui permet de gérer les occasions de panique, comme les départs ratés en Chine et à Miami, sans que cela n’affecte sa concentration sur la durée.
Le contraste entre les erreurs de 2025 et la maîtrise de Monaco 2026, où il a mené de pole à drapeau, illustre le mécanisme causal direct entre la traversée du désert et la domination actuelle. Aucune autre séquence de cinq victoires consécutives n’a été réalisée par un pilote après sa première victoire.
Mercedes a attribué les performances médiocres de 2025 à la géométrie de suspension, validant le lien entre setup technique et effondrement de confiance du pilote sur sept courses.
Perspectives et croissance continue
Antonelli reconnaît que des questions restent ouvertes sur son potentiel : « how much further I can go in a short period of time ». La série actuelle de cinq victoires place Russell en position de rattrapage, avec un écart constructeurs qui pourrait s’élargir si Mercedes ne rééquilibre pas les rôles.
La gratitude exprimée par Antonelli pour la période sombre de 2025 transforme un échec apparent en fondement de sa trajectoire 2026. Aucune autre période de sept courses sans points n’a été suivie d’une telle domination chez un pilote de moins de 21 ans.
Si Antonelli maintient son rythme de cinq victoires d’affilée jusqu’au GP d’Espagne du 14 juin 2026, il deviendra le premier rookie à dépasser les 300 points en une saison.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.