Denny Hamlin a dépassé Christopher Bell sur le dernier tour de la Cracker Barrel 400 à Nashville Superspeedway en roulant bas au lieu de plonger profondément, après avoir analysé ses trois ou quatre dépassements subis plus tôt dans la course.

La relance finale et le choix tactique de Hamlin
Christopher Bell disposait de la voiture la plus rapide sur l’ensemble de la course et a pris le dernier départ en tête devant Chase Briscoe et Denny Hamlin. Hamlin, placé troisième, a reçu une poussée initiale de Bell mais a ensuite maintenu une pression forte pendant plusieurs virages, permettant à Briscoe de lancer une attaque sur les deux Toyota.
Hamlin a expliqué après la course qu’il avait identifié l’erreur de Bell dès les premiers virages de la relance : le pilote de la 20 plongeait trop profondément, laissant de l’espace sur la ligne basse. Fort de cette observation, Hamlin a décidé de rouler bas sur le dernier tour plutôt que de tenter un dépassement agressif, une approche qui a permis à sa voiture de conserver suffisamment d’élan pour franchir la ligne d’arrivée en tête.
Bell a reconnu ne pas avoir su défendre contre ses deux coéquipiers simultanément, tandis que Briscoe a décrit comment il a été forcé de passer au milieu après que Hamlin ait couvert la ligne basse, ce qui a provoqué un lavage vers le haut de la piste et l’élimination de sa propre chance de victoire.
Cette séquence oppose directement la vitesse brute de Bell aux ajustements tactiques de Hamlin, qui a priorisé la conservation de l’élan plutôt que la recherche d’un écart immédiat.
Les leçons tirées de Kansas et appliquées à Nashville
Hamlin a explicitement relié sa victoire à ses erreurs de relance plus tôt dans la saison, notamment lors du récent événement de Kansas où il avait réclamé un nouveau départ. Il a maintenu une approche studieuse en notant chaque détail dans son carnet hebdomadaire, un processus qu’il privilégie même plus que la victoire elle-même.
Le pilote de 40 ans a souligné que les voitures NextGen ont réduit les écarts de performance entre les constructeurs, rendant les décisions du pilote plus décisives que par le passé, quand les châssis custom offraient des avantages de plusieurs secondes au tour. Les Toyota conservent un léger avantage de vitesse, mais rien de comparable aux marges d’avant 2022.
Bell a répété à plusieurs reprises après la course ne pas avoir réussi à conclure malgré la meilleure voiture et la bonne stratégie, illustrant l’écart entre performance pure et exécution en conditions de course serrée.
Hamlin a gardé sa position basse sur les deux derniers tours, forçant Bell à choisir entre défendre contre lui ou contre Briscoe, ce qui a abouti à un plongeon trop profond de la part de Bell et à l’ouverture nécessaire pour le dépassement final.
L’approche vétéran de Hamlin dans l’ère NextGen
Hamlin a insisté sur le fait que sa capacité à continuer de progresser à plus de 40 ans repose sur une analyse systématique des scénarios de relance, domaine où il admet avoir échoué plus souvent qu’il n’a réussi avant cette course. Sa victoire démontre que l’expérience accumulée compense désormais l’homogénéité accrue du plateau.
Briscoe a confirmé que sans l’erreur de Bell sur la profondeur d’entrée, il n’aurait eu aucune opportunité, validant ainsi l’impact du choix de Hamlin de ne pas tenter de passer trop tôt.
Hamlin a découvert seulement après la course à quel point Briscoe s’était approché de la troisième place, soulignant l’intensité de la lutte à trois de large sur la dernière ligne droite.
Denny Hamlin a transformé ses échecs de relance du début de saison, dont celui de Kansas, en une victoire décisive le 26 mai 2026.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.