Antonelli a signé un 1m45.990s avec son premier run sur tendres, prenant huit dixièmes d’avance sur Hamilton avant que celui-ci ne sorte dans le gravier à la fin de la session.

Antonelli impose son rythme dès l’ouverture
Antonelli a réalisé 1m45.990s sur sa première série de tendres, soit 0,799 s plus vite que le 1m46.789s de Hamilton sur le même composé. Ce chrono a été établi après seulement trente minutes de session et n’a jamais été battu.
Verstappen a répondu avec un deuxième run sur tendres mais est resté à 0,148 s de l’Italien après avoir bénéficié d’un slipstream de Bottas en secteur trois.
Norris, qui avait roulé longtemps sur mediums, a ensuite amélioré de 0,009 s le temps de Verstappen et s’est classé deuxième.
Antonelli a avorté sa deuxième tentative après être sorti large à La Source, faute d’avoir enclenché le dernier rapport à temps pour maximiser le freinage moteur.
Son run suivant a été supprimé pour track limits, confirmant que le chrono initial suffisait à verrouiller la tête.
Hamilton sort et complique la soirée Ferrari
Hamilton a tenté de se rapprocher sur sa dernière série de tendres mais a reproduit l’erreur de Gasly en FP2 en conservant trop de vitesse dans la deuxième partie des Fagnes.
La monoplace est partie dans le gravier, a touché le mur avec le pneu arrière droit et a désaligné la roue, endommageant potentiellement la boîte de vitesses.
Ferrari doit désormais évaluer l’étendue des dégâts avant les qualifications, un travail mécanique qui réduit le temps de préparation stratégique.
Russell a pris la quatrième place avec sa deuxième série de tendres avant de lever le pied après avoir croisé Perez à Raidillon.
Leclerc, gêné par Gasly au virage 9, a terminé sixième, une position derrière Hamilton.
Classement final et enjeux immédiats
Piastri a terminé septième, à plus de cinq dixièmes de Norris, tandis que les deux Audi ont pris les huitième et neuvième places avec Hulkenberg devant Bortoleto.
Hadjar, dixième, a surmonté un calage au stand et a terminé 0,08 s devant Lindblad.
Les positions confirment que Mercedes et McLaren ont mieux géré la fenêtre de pneus tendres que Ferrari et Red Bull lors de cette dernière séance d’essais.
L’écart de 0,799 s créé par Antonelli en début de session a forcé les équipes rivales à pousser plus loin leurs limites, augmentant le risque d’erreur comme celui commis par Hamilton.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.