Gasly a déclenché le drapeau rouge en FP2 après un snap d’oversteer à la sortie des Fagnes qui l’a envoyé sur le vibreur puis deux fois dans le mur.

La séquence exacte de la perte d’adhérence
Steve Nielsen, managing director d’Alpine, a décrit une petite perte de contrôle au virage 14. Cette perte a placé la roue avant droite sur le vibreur surélevé, générant un angle de dérapage immédiat supérieur à 30 degrés. Le contact avec la première barrière s’est produit à 187 km/h selon les données internes.
Gasly a confirmé que le snap a duré plus longtemps que prévu. Le pilote a déclaré que la voiture a mis trop de temps à retrouver de l’adhérence, l’empêchant de corriger avant la sortie de piste. Ce délai de récupération a transformé une glissade contrôlable en impact secondaire contre le mur.
La piste de Spa sanctionne toute sortie de trajectoire idéale : le vibreur des Fagnes surélève le châssis de 40 mm, modifiant instantanément l’équilibre aéro. Nielsen a opposé ce comportement à celui d’autres circuits où la même erreur n’aurait provoqué qu’une simple excursion dans l’herbe.
Alpine testait ce vendredi une nouvelle version du halo, modifiant légèrement le centre de gravité. Cette pièce a été essayée simultanément sur les deux monoplaces pendant les 90 minutes de roulage.
Les données de performance qui contrastent avec l’incident
Franco Colapinto a terminé septième de la séance, devançant Arvid Lindblad de 0,147 seconde. Ce delta place Alpine devant la deuxième meilleure monoplace de milieu de peloton pour la première fois depuis trois Grands Prix.
Le team a introduit plusieurs éléments aérodynamiques entre FP1 et FP2. Nielsen a noté que la voiture semblait disposer d’un regain de rythme une fois les essais de configuration terminés.
Gasly a insisté sur la nécessité de conserver les réglages positifs identifiés avant le crash. La séance a permis de tester des combinaisons d’aileron et de plancher sur plus de 40 tours cumulés par voiture.
Le chrono de Colapinto a été réalisé en C4, trois tours après la fin de la simulation de relais long. Cette fenêtre a profité des températures plus fraîches de fin d’après-midi, abaissant la température de piste de 4 °C par rapport à FP1.
Les choix de setup à valider avant qualifications
Nielsen a averti que l’équipe ne devait rien modifier de radical pendant la nuit. Toute modification non validée risquerait d’effacer le gain de 0,147 s mesuré face à Racing Bulls.
Le management a souligné que la performance observée en fin de séance provenait principalement des essais réalisés en FP1. La comparaison directe entre les deux sessions montre une amélioration moyenne de 0,8 seconde au tour pour les deux pilotes.
Gasly a terminé la journée en insistant sur le caractère productif des essais malgré l’arrêt prématuré. Les données collectées sur les 12 derniers tours avant le drapeau rouge restent exploitables pour la préparation des qualifications.
L’équipe dispose désormais de 18 heures pour croiser les relevés télémétriques du snap et les cartes de pression des pneus avant de verrouiller la configuration définitive.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.