Pourquoi Norris reste déçu malgré sa place en FP2 à Spa

F1

Norris a trouvé 1,8 s entre FP1 et FP2 à Spa mais reste très mécontent de la voiture en raison du manque de déploiement sur tous les straights.

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Les limites du rythme observé en FP2

Norris a progressé de 1,8 seconde entre les deux séances d’essais libres vendredi à Spa-Francorchamps. Seuls six pilotes se sont tenus à moins d’une seconde lors des simulations de qualification sur gommes tendres en FP2. Norris s’est approché à moins de deux dixièmes du temps de référence établi par Kimi Antonelli.

McLaren a apporté une nouvelle aile arrière à faible traînée pour le circuit belge. Le directeur technique Neil Houldey a indiqué que l’équipe ne considérait pas la deuxième place comme représentative de la hiérarchie réelle. Norris a reçu une pénalité de grille pour l’installation de nouveaux éléments du groupe propulseur Mercedes.

Le circuit de Spa impose un compromis difficile entre traînée faible pour les secteurs 1 et 3 et appui pour le secteur médian. Les unités de puissance 2026 limitent les opportunités de recharge, ce qui amplifie les contraintes de déploiement.

Norris a déclaré que la voiture restait très difficile à piloter même après les améliorations constatées entre FP1 et FP2. L’équipe a testé de nombreuses configurations sans encore identifier l’optimum.

Les écarts de déploiement électrique face à Mercedes

La comparaison des traces de télémétrie entre Norris et Antonelli révèle des stratégies de déploiement distinctes. Norris a perdu de la vitesse dans la descente vers Eau Rouge puis a récupéré sur la Kemmel Straight avec une pointe supérieure de 5 km/h.

Antonelli a entamé un super clipping plus tôt avant Les Combes, ce qui a ouvert un écart de trois dixièmes au profit de la Mercedes. Norris a atteint une pointe 13 km/h supérieure vers Fagnes avant qu’Antonelli ne reprenne l’avantage vers Blanchimont.

Sur la ligne droite de Blanchimont, Norris est passé de 320 km/h à 270 km/h faute de batterie restante. Cette perte se reproduit sur chaque straight du circuit.

McLaren achète ses groupes propulseurs à Mercedes mais l’équipe officielle conserve un avantage dans la gestion du déploiement et de la récupération d’énergie. Houldey a confirmé que des opportunités existaient encore dans l’optimisation du budget énergétique pour le reste du week-end.

La prudence de McLaren avant les qualifications

Houldey a insisté sur le fait que Norris avait tiré le maximum de la voiture dans l’état actuel. L’équipe prévoit de passer la nuit à simuler différentes stratégies de déploiement pour FP3.

Les autres équipes ont également exploré plusieurs options sans avoir trouvé la configuration idéale. Norris a souligné que les équipes affichent souvent plus de rythme le vendredi que leurs concurrents ne l’anticipent.

La combinaison du nouveau groupe propulseur et de la pénalité de grille complique la position de départ de Norris pour la course. McLaren doit encore affiner la cartographie énergétique pour espérer rivaliser durablement avec Mercedes.

Si McLaren ne résout pas son budget énergétique avant le GP d’Autriche, l’écart avec Mercedes pourrait atteindre 0,5 s par tour en qualifications.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.