Russell a terminé à une demi-seconde d’Antonelli en qualifications à Spa-Francorchamps après que le déploiement de la batterie n’ait pas fonctionné de manière optimale sur la Kemmel Straight.

Déploiement énergétique et données écran
Russell a identifié deux problèmes liés à la même calibration logicielle lors du week-end de Spa. Le premier concernait le déploiement qui ne s’effectuait pas de façon optimale sur l’ensemble du tour. Mercedes a constaté le même symptôme chez Piastri sur sa McLaren. L’écart mesuré en qualifications a atteint exactement 0,5 seconde entre Russell et son coéquipier Antonelli.
Les données de télémétrie ont montré des valeurs d’état de charge de la batterie inférieures aux attentes sur la Kemmel Straight. Russell a manqué d’énergie avant les virages Les Combes, ce qui a provoqué sa sortie de piste après contact avec Hamilton au virage 5. Le logiciel n’a pas fourni la puissance maximale attendue malgré des réglages hardware corrects.
Russell a précisé que les numéros affichés à l’écran n’étaient pas calibrés correctement. Il ne s’agissait ni de défaillance matérielle ni de problème de puissance unitaire, mais uniquement de paramètres logiciels à rectifier.
Tentatives d’adaptation du pilotage
Avant Spa, Russell avait modifié ses inputs sur trois séances consécutives pour tenter de compenser les données. Il avait ajusté le lever de pied, l’usage des rapports et le timing de remise des gaz afin d’optimiser la recharge batterie. Ces modifications ont été guidées par les analyses Mercedes des tours précédents.
La comparaison des chronos montre que ces changements n’ont pas produit les gains escomptés. À Silverstone puis à Spa, l’écart avec Antonelli est resté constant autour de 0,5 seconde en qualifications. Les données ont finalement révélé que le style de pilotage n’était pas la cause racine.
Russell a qualifié cet effort d’inutile une fois la calibration identifiée. Il a pu constater que le même problème de déploiement touchait d’autres pilotes, confirmant l’origine logicielle partagée.
Recalibration et perspectives Hongrie
Mercedes a isolé les paramètres exacts à corriger et prévoit une mise à jour logicielle avant le Grand Prix de Hongrie. Russell pourra alors piloter sans contrainte de technique artificielle et se concentrer sur la vitesse pure.
L’équipe attend une restitution complète de la performance de la puissance unitaire une fois les valeurs recalibrées. Russell a indiqué que cette découverte soulage sa charge mentale et lui permet de retrouver ses repères naturels.
La correction logicielle devrait ramener le déploiement énergétique à son potentiel maximal dès les premiers essais du week-end hongrois.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.