Ben Sulayem veut abolir les limites de mandats à la FIA

À 64 ans, Mohammed Ben Sulayem propose de supprimer la limite de trois mandats de quatre ans à la présidence de la FIA, permettant un mandat illimité jusqu’à 70 ans.

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Un précédent historique récent remis en cause

Ben Sulayem a été élu président de la FIA en décembre 2021 pour un premier mandat de quatre ans. Il a été réélu sans opposition en décembre 2025, son second mandat courant jusqu’en 2030. L’article 20.10 des statuts limite actuellement tout président à trois mandats, soit douze ans maximum, une règle introduite sous Jean Todt.

Avant Todt, Max Mosley a exercé seize ans à la tête de l’institution. Jean-Marie Balestre avait occupé deux mandats de quatre ans. Ces durées contrastent avec la proposition actuelle qui vise à aligner la présidence sur les autres instances de la FIA sans limite fixe.

La BBC a rapporté le 27 mai 2026 que Ben Sulayem cherche à abroger cette disposition. Autosport a confirmé l’information. Un porte-parole de la FIA a déclaré que la mesure établit une approche cohérente avec les conseils mondiaux et le sénat.

Le vote aura lieu lors de l’assemblée générale du 26 juin 2026 à Macao. La réforme inclut également des ajustements aux règles électorales, comme l’exigence d’expérience préalable et une présentation anticipée des équipes de campagne.

Conséquences structurelles sur la gouvernance

Sans limite de mandats, un président sortant peut se représenter indéfiniment, réduisant l’incitation à former des successeurs. Ben Sulayem, seul candidat éligible en 2025 après l’échec des autres à nommer sept vice-présidents requis, bénéficie déjà d’un avantage structurel.

Fabiana Ecclestone, seule représentante sud-américaine disponible, s’était alignée sur sa campagne. Tim Mayer, Laura Villars et Virginie Philippot n’ont pu se présenter pleinement. Villars a engagé une action judiciaire contre le processus.

L’âge plafond proposé à 70 ans permettrait théoriquement à Ben Sulayem de rester jusqu’en 2032 au minimum. Un quatrième mandat en 2029 deviendrait alors accessible sans obstacle statutaire.

Les opposants soulignent que cette évolution affaiblit la rotation des dirigeants, un principe adopté après seize ans de Mosley pour éviter la concentration du pouvoir.

Mécanismes de validation et réactions attendues

La proposition doit être approuvée par les conseils mondiaux puis par l’assemblée générale. La FIA a indiqué que les instances conservent le pouvoir d’élire démocratiquement leurs dirigeants.

Plusieurs sources, dont PlanetF1 et GPblog, rapportent un soutien probable des membres pour la réforme. Le changement s’appliquerait aussi aux autres postes élus, uniformisant les règles.

Si validée, la nouvelle disposition entrerait en vigueur immédiatement après le vote, affectant directement les candidatures futures. Ben Sulayem a exprimé sa volonté de poursuivre tant que l’institution en bénéficie.

La décision du 26 juin 2026 déterminera si la FIA conserve un cadre limitant la durée du leadership ou opte pour une continuité indéfinie sous réserve de l’âge.

Photo de profil de Jeremy Bastonde, auteur sur PitStopInsight

Par Jeremy Bastonde

Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.