Le circuit Qualcomm de 3,4 miles sur la base navale Coronado inclut une nouvelle chicane avant le dernier virage et des passages à quelques pieds de la baie de San Diego.

Un tracé aux dimensions militaires
Le circuit mesure exactement 3,4 miles et comporte 19 virages dont une chicane ajoutée juste avant le dernier virage. Cette configuration génère des temps au tour prévus entre 2 minutes 10 secondes et 2 minutes 15 secondes, soit bien plus rapide qu’un street course classique.
Les équipes ont demandé plus de spotters que jamais en raison des nombreuses sections aveugles. Au moins trois douzaines de marshals seront déployés pour couvrir les zones critiques.
Brad Keselowski a déclaré après sa visite que la course serait très largement une épreuve de survie et extrêmement exigeante pour les pilotes.
Les bosses répétées sur plusieurs sections risquent de provoquer des crevaisons et des dommages au diffuseur arrière si les pilotes ne gèrent pas précisément leur trajectoire.
Les voitures traverseront des voies ferrées à deux reprises par tour, ce qui ajoute une vibration imprévisible et un risque mécanique supplémentaire.
Variabilité extrême du tracé
Certaines portions du circuit permettent un passage large à plusieurs voitures tandis que d’autres sections n’autorisent qu’un seul véhicule de front, créant un contraste radical au sein du même tour.
Cette alternance de zones rapides et fluides avec des chicanes serrées oblige les équipes à choisir un seul setup aérodynamique qui ne peut convenir à l’ensemble du parcours.
Les passages à proximité immédiate de la baie de San Diego exposent les voitures à des vents latéraux changeants qui perturbent l’équilibre aérodynamique en sortie de virage.
Le revêtement rugueux sur plusieurs portions accélère l’usure des pneus et force une stratégie de gestion conservatrice dès les premiers tours.
Les équipes devront donc adapter en temps réel les pressions et les cartographies moteur pour éviter les pannes prématurées.
Conséquences sur la course et les pilotes
La Anduril 250 reste une épreuve comptant pour le championnat avec trois segments et l’attribution des points habituels.
Shane van Gisbergen, qui a remporté six des sept dernières courses sur route ou street course, dispose ici d’un avantage mécanique naturel grâce à son expérience des tracés irréguliers.
Tyler Reddick, seul pilote à avoir battu van Gisbergen récemment, doit capitaliser sur ce circuit pour réduire son retard de 19 points au classement.
Christopher Bell, blessé au poignet gauche depuis Michigan, devra gérer une charge physique supplémentaire sur un tracé aussi exigeant.
La présence de Jimmie Johnson en double programme et de Kevin Magnussen pour son premier départ en Cup ajoute encore de l’incertitude sur le rythme de pointe des équipes.
La Anduril 250 sera diffusée en direct sur Prime Video le 21 juin 2026.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.