Brad Keselowski a qualifié la course NASCAR à Naval Base Coronado de « survival race » en raison des bosses imprévisibles et des sections encore en pavage.

Bosses et rails : un défi mécanique inédit
Le circuit mesure 3,4 miles contre 2,1 miles à Chicago, ce qui allonge les zones de freinage et multiplie les irrégularités. Ross Chastain a confirmé que des sections étaient encore asphaltées le week-end précédent Michigan, rendant toute simulation partielle.
Ryan Preece a souligné que la stabilité sur les longues lignes droites serait déterminante : une oscillation coûte immédiatement du temps au tour complet. Les rails traversés imposent une suspension réglée plus souple que sur tout autre tracé NASCAR.
Ryan Blaney a détaillé le virage 1 à forte vitesse d’engagement, puis le virage 2 en descente qui devient très rugueux aux virages 3 et 4. La sortie du virage 5 reste la plus critique après les travaux de rebouchage.
Les 36 corner workers déployés par NASCAR visent à compenser les lignes de vue masquées sur ce tracé massif. Denny Hamlin a salué cette décision après les critiques reçues à Watkins Glen.
Spotters supplémentaires et zones de passage
Plusieurs équipes ont réclamé 7 ou 8 spotters au lieu des 5 habituels pour couvrir les virages 6, 7 et 8, les plus étroits. Ricky Stenhouse Jr. a expliqué que Chicago avait montré le risque d’accumulation quand un secteur est masqué.
Tyler Reddick a identifié les virages 6 et 12 comme les points les plus serrés en vitesse, mais a noté que la largeur globale offre plus d’espace qu’à Chicago. Le champ devrait donc s’étirer et limiter les carambolages en chaîne.
Joey Logano a comparé l’expérience à un film Fast and Furious en raison des rails et des changements de revêtement. Ty Gibbs a ajouté que San Diego ressemble davantage à un circuit routier traditionnel qu’au « point and shoot » de Chicago.
Risque bay et préparation des équipes
Erik Jones et Chris Buescher ont plaisanté sur une éventuelle sortie dans la baie de San Diego, mais ont insisté sur le fait que ce scénario n’entre pas dans leur plan de course. La présence de la Navy avec ses plongeurs reste une sécurité symbolique.
Chase Briscoe a rappelé avoir vu des Sprint Cars finir dans un étang, mais il s’attend à une course « flowy » avec davantage de rythme que les 90 degrés successifs de Chicago.
Michael McDowell a insisté sur la responsabilité des pilotes de lever le pied rapidement, même avec des spotters et des marshals supplémentaires, car les voitures de Cup mettent du temps à ralentir sur les longues lignes droites.
La course du 21 juin 2026 exigera donc des réglages de suspension et de freins radicalement différents des simulations actuelles.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.