Andrew Jordan a franchi la ligne d’arrivée avec 2,1 secondes d’avance sur Ryan Gemmell après avoir piloté la Toyota Camry 2013 de Clint Bowyer.

Un rebond immédiat après la panne de la veille
Andrew Jordan a repris le volant de la No. 15 PEAK Toyota Camry 2013 et a converti la panne mécanique du tour final de Race #1 en une domination claire sur la distance de Race #2. La même voiture qui s’était arrêtée en tête samedi a bouclé les trente minutes sans incident mécanique, démontrant que le problème du jour précédent était isolé. Jordan a maintenu une avance constante après le seul drapeau jaune local, évitant tout nouveau risque de fiabilité.
Ryan Gemmell a terminé deuxième au volant de la Chevrolet Monte Carlo 2002 Perrier habillée aux couleurs du film Talladega Nights. Ce résultat double sa deuxième place de Race #1 et confirme la compétitivité du châssis 2002 sur le tracé du Mans. Gemmell reste le seul pilote à monter sur le podium des deux courses du week-end HSR NASCAR Classic.
Kurt Busch a décroché la troisième place en passant JC France dans la dernière chicane, gagnant 0,011 seconde à l’arrivée. Busch pilotait la Chevrolet Camaro 2020 No. 1 Monster Energy qu’il avait utilisée en Cup Series chez Chip Ganassi. Le dépassement final illustre comment une trajectoire plus serrée en sortie de virage peut inverser un ordre de course établi sur les 29 minutes précédentes.
Moins de chaos, plus de constance
La Race #2 a connu un seul drapeau jaune local contre plusieurs incidents en Race #1. Cette réduction du chaos a favorisé les pilotes capables de maintenir un rythme constant plutôt que ceux qui misent sur les neutralisations. Jordan a tiré parti de cette stabilité pour creuser son écart sans devoir gérer de trafic dense.
Nigel Armstrong a terminé cinquième au volant de la Toyota Camry 2007 No. 44 Menards, la même voiture que Frank Kimmel avait utilisée en ARCA. Son résultat montre que les châssis ARCA restent compétitifs face aux anciennes Cup Series lorsque la course reste propre.
JC France, vainqueur de Race #1, n’a pas pu conserver sa position face à l’attaque de Busch. La différence de 0,011 seconde à l’arrivée mesure précisément l’écart entre une trajectoire défensive et une trajectoire offensive dans la dernière chicane du Mans.
Des écarts chiffrés qui définissent la hiérarchie
L’écart final de 2,1 secondes entre Jordan et Gemmell représente le plus grand écart enregistré sur les deux courses du week-end. Ce chiffre provient directement des chronos officiels publiés par HSR et Motorsport.com. Il valide la supériorité de la stratégie de Jordan consistant à préserver les pneumatiques après le seul jaune.
Le passage de Busch en P3 à 0,011 seconde constitue le plus petit écart du week-end et confirme que le tracé du Mans récompense les trajectoires précises en fin de relais. Aucune autre donnée de course n’a montré un tel resserrement dans les derniers mètres.
Les données chiffrées de la course – 2,1 secondes, 0,011 seconde, une seule neutralisation, trente minutes de course – dessinent une hiérarchie claire où la fiabilité et la constance l’emportent sur le risque.
Par Jeremy Bastonde
Jeremy Bastonde est un passionné de Formule 1 et de sport automobile. Sur Pitstop Insight, il partage ses analyses et ses insights sur les courses, les équipes et les pilotes grâce à son expertise en stratégie de course et en technologie F1.